
Un premier cas de variole du singe vient d’être confirmé à Antananarivo, tandis que d’autres suspicions s’accumulent dans quelques régions du pays. Face à la progression de la maladie, les autorités sanitaires appellent à une vigilance accrue et rappellent l’importance des gestes de prévention.
Après quelques semaines de suspicion, le ministère de la Santé publique a confirmé, samedi 10 janvier 2026, un premier cas de variole du singe à Antananarivo. Un autre cas a également été validé à Maevatanana, et 26 personnes sont considérées comme suspectes. Hier, trois cas ont été confirmés dont deux à Antsirabe et un autre à Mandoto avec 23 cas suspects. Entre le 17 décembre 2025 et le 10 janvier 2026, le ministère de la Santé a recensé 199 cas notifiés, dont 23 confirmés et 176 suspects. Les tests PCR réalisés dans les centres de santé demeurent le seul moyen fiable de diagnostic. À ce jour, aucun décès lié à la maladie n’a été enregistré à Madagascar. Selon le Pr Mamy Randria, porte-parole du ministère de la Santé concernant le Mpox, la majorité des cas suspects et confirmés concerne de jeunes adultes, avec une moyenne d’âge de 23 ans, mais des enfants et des personnes âgées figurent également parmi les patients.
Vigilance. Les enquêtes épidémiologiques se poursuivent et la prise en charge des malades est assurée. Le Pr Randria rappelle que la variole du singe peut être évitée et ne doit pas être sous-estimée : « Chacun doit rester vigilant, car une personne infectée peut être contrainte à l’isolement pendant environ deux semaines, ce qui l’empêche de travailler », a-t-il averti. Le ministère de la Santé publique intensifie actuellement ses campagnes de sensibilisation, axées sur la reconnaissance des symptômes, les modes de transmission et les mesures de prévention. Les recommandations insistent sur : le port du masque, le lavage régulier des mains à l’eau et au savon, le respect de la distanciation sanitaire et la consultation immédiate d’un centre de santé en cas de symptômes suspects.
Narindra Rakotobe



