
Face à l’absence de garanties sanitaires et sociales, les internes en médecine de Madagascar annoncent qu’ils ne prendront plus en charge les cas confirmés ou suspects de variole du singe. Leur mouvement dénonce le manque d’indemnités de risque et d’équipements de protection, exposant le personnel médical à une contamination sans soutien.
Face à la propagation du virus Mpox dans le pays, l’Union des internes de Madagascar (UIM) a dénoncé hier l’absence de réponses claires et officielles concernant l’indemnité de risque qui devrait leur être attribuée. Ces jeunes médecins rappellent qu’ils sont en première ligne dans l’accueil et la prise en charge des patients atteints de maladies infectieuses, mais qu’aucune garantie ne leur est actuellement assurée. Ils soulignent dans leur communiqué que lorsqu’un interne contracte une maladie dans le cadre de son travail, aucune prise en charge n’est prévue, les obligeant à assumer seuls les frais de soins. L’Union déplore également le manque d’équipements de protection individuelle (EPI) dans les centres de santé et les hôpitaux, exposant davantage le personnel médical aux risques de contamination.
Garanties. D’après la déclaration de l’Union des internes, la santé publique n’est pas encore considérée comme une priorité nationale, et les multiples revendications formulées par les internes n’ont pas reçu de suite concrète. En conséquence, l’Union des internes de Madagascar, soutenue par ses membres dans toutes les régions, a annoncé qu’elle ne prendra plus en charge les cas confirmés ou suspects de Mpox, ni aucune autre maladie transmissible, tant que des garanties sanitaires et sociales ne seront pas mises en place. Cette décision, expliquent-ils, vise à protéger la vie et la santé des internes, qui travaillent jour et nuit au service de la population.
Narindra Rakotobe



