
Le ministère de la Santé publique renforce son dispositif face à la variole du singe en ouvrant quatre centres de traitement et d’isolement à Antananarivo. En régions, un numéro vert gratuit et des services hospitaliers dédiés permettent également d’orienter et de prendre en charge les cas suspects ou confirmés.
Le ministère de la Santé publique a annoncé la mise en place de plusieurs mesures pour la prise en charge des cas suspects ou confirmés de variole du singe (MPOX). Des centres spécialisés de traitement et d’isolement ont été désignés, aussi bien dans la capitale qu’en régions. À Antananarivo, quatre établissements hospitaliers sont mobilisés : le CHU Andohatapenaka, le CHRD Itaosy, le CHRD Anosy Avaratra et le CHRD Bongatsara. Selon le Pr Mamy Randria, porte-parole du ministère de la Santé pour le MPOX, ces structures sont prêtes à accueillir les patients. Dans les régions, les personnes présentant des symptômes ou suspectant une infection peuvent appeler gratuitement le numéro vert 910 pour connaître les centres de référence disponibles. Elles peuvent également se rendre dans les services de santé régionaux, qui fourniront les orientations nécessaires.
Déplacement. Concernant la délivrance de certificats médicaux pour les voyageurs quittant Madagascar, attestant l’absence de symptômes liés au MPOX, des sites spécifiques ont été désignés à cet effet. À Antananarivo, ces certificats sont délivrés au CHUSSPA Analakely (ex-Institut d’hygiène) et au CHU Befelatanana (service des maladies infectieuses). En province, les services de dermatologie, de pédiatrie et de médecine interne des hôpitaux publics sont habilités à fournir ces documents. En cas de symptômes suspects, il est recommandé de consulter immédiatement le centre de santé le plus proche. Le numéro vert 910 reste accessible gratuitement pour toute demande d’information ou de conseil, et les Centres de santé de base (CSB) assurent également l’accueil des citoyens.
Symptômes. Le virus identifié à Madagascar est le CLAD1B, informe toujours le Pr Mamy Randria. Sa transmission se fait principalement par contact rapproché : avec une personne malade, avec les lésions cutanées ou lors de rapports sexuels, qui constituent un mode de propagation particulièrement élevé. Les manifestations cliniques présentent certaines spécificités : les lésions apparaissent souvent sur les organes génitaux ou autour de la région anale, accompagnées d’une fièvre modérée et d’une fatigue limitée. « Des douleurs rectales et des ganglions enflés dans l’aine peuvent également survenir, mais les symptômes restent généralement moins intenses que dans d’autres formes de MPOX », souligne-t-il. Toute apparition de taches cutanées, en particulier sur les organes génitaux, ou de ganglions suspects doit conduire à une consultation médicale rapide.
Narindra Rakotobe


