
Le nombre de Malgaches partant travailler à Maurice ne cesse d’augmenter. Pourtant, les témoignages relayés par les médias et les réseaux sociaux révèlent une réalité préoccupante: beaucoup d’entre eux subissent des abus et voient leurs droits fondamentaux bafoués. Face à cette situation, la ministre du Travail, de l’Emploi et de la Fonction publique, Soatiana Bety Léonne Florent, a réaffirmé la nécessité de renforcer la coopération entre son département et le gouvernement mauricien. L’objectif est clair : mieux encadrer la migration professionnelle des travailleurs malgaches afin d’assurer leur protection.
Accord. Dans cette optique, la préparation de la signature d’un accord bilatéral de travail avec le gouvernement mauricien est en cours. Parallèlement, un projet de décret concernant les agences de recrutement sera élaboré. Pour rappel, les activités des agences de placement avaient été suspendues depuis plusieurs années, en raison des mesures prises pour lutter contre l’émigration illégale. Jusqu’ici, seule une collaboration directe entre le MTEFoP et les employeurs mauriciens était en vigueur. Ces points ont été mis en avant lors d’un atelier consacré au « recrutement éthique », organisé conjointement par le MTEFoP, l’OIM Madagascar et l’OIM Maurice-Seychelles. Le but : améliorer la qualité du recrutement des travailleurs malgaches à Maurice, dans le respect des normes internationales, des droits humains et des conditions de travail décentes.
Ce virage stratégique pourrait marquer une étape décisive pour garantir que l’exode professionnel des Malgaches vers Maurice ne rime plus avec précarité et abus, mais avec dignité et sécurité.
Narindra Rakotobe


