Une table ronde des partenaires techniques et financiers dans les secteurs de l’agriculture et de l’élevage a été organisée récemment par le ministère de tutelle au Centell, à Antanimena.
De nombreux défis persistants de ces deux secteurs ont été discutés à cette occasion. Parmi ceux-ci, le faible niveau de productivité, la vulnérabilité accrue aux chocs climatiques, la dispersion des interventions, les faibles taux de décaissement et les impacts encore insuffisants pour les ménages bénéficiaires ont été soulevés. Le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, José Nirina Rasatarimanana, a également évoqué la nécessité de la simplification des procédures de passation de marchés et de l’obtention de l’avis de non-objection des bailleurs de fonds afin d’accélérer les prises de décision, tout en réalisant à temps les projets ayant des impacts visibles auprès des exploitants agricoles.
Utilisation à bon escient. Il a précisé que le financement en cours de tous les projets et programmes sous tutelle de son département s’élève à peu près à 1,3 milliard d’ariary. « Son utilisation à bon escient, suivant les besoins du pays, aura ainsi des retombées économiques positives sur les producteurs », a-t-il ajouté. Les participants à cette table ronde ont d’ailleurs analysé la performance des financements tout en effectuant la lecture consolidée des projets et programmes en cours, outre la constatation des défis de ces deux secteurs stratégiques. À l’issue de laquelle, les parties prenantes s’attellent à un alignement des financements extérieurs avec les priorités de l’État ainsi qu’à celui de toutes les interventions, conformément aux besoins des producteurs, dans le cadre de la refondation du secteur agricole. La partie nationale s’impliquera davantage dans la conception des projets, la priorisation des investissements structurants et le renforcement de la sécurisation foncière, tout en promouvant l’agri business afin de stimuler l’économie rurale.
Impact tangible. Par ailleurs, la note stratégique du ministère de tutelle portant sur le renforcement de la souveraineté alimentaire, le développement de l’agro-industrialisation, la structuration des chaînes de valeur et le renforcement de la gouvernance sectorielle a été présentée lors de cette table ronde. La mise en place de mécanismes de financement d’urgence des projets et l’augmentation des ressources allouées à l’élevage ont, en même temps, été recommandées, sans oublier l’amélioration du ciblage des bénéficiaires pour une meilleure efficacité, équité et durabilité. Dans son intervention, le Secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances, Iouri Garrisse Razafindrakoto, a rappelé que « chaque dollar investi doit produire un impact tangible » et que « le processus de refondation permettra de créer un cadre commun de référence, mobilisant efficacement les ressources internes et externes ».
Navalona R.


