(Vision) Madagascar est bien maintenant à l’heure de la mondialisation. La Grande île est en totale harmonie avec les nations du monde entier et partage avec elles les désagréments nés de la lutte contre le coronavirus. On pourrait en faire un mauvais vaudeville, mais cela ne fait pas rire du tout. Et on ne peut que louer les efforts déployés par les autorités de tous ces pays pour vaincre ce fléau en train de faire des dizaines de milliers de victimes. Les dirigeants de tous ces pays où se propage l’épidémie de Covid-19 sont tendus vers un seul objectif : y mettre fin. A défaut de disposer d’un remède fiable, c’est l’instauration d’un confinement qui, espèrent-ils, freinera cette propagation meurtrière.
Coronavirus : la mondialisation des méthodes de lutte
Madagascar n’a pas été épargné par le coronavirus. Les Malgaches ont découvert les premiers cas de contamination avec une certaine stupeur, et leur première réaction a été ce mouvement de panique qui les a poussés dans les magasins pour s’approvisionner. Mais très peu ont tenu compte des directives des autorités. Etait-ce de l’insouciance ou une certaine inconscience ? La population a fait fi des recommandations qui leur ont été faites. Ces immenses attroupements et ces mouvements de foule qui donnaient à penser que le virus allait allègrement se propager. C’est donc tout à fait normalement que le chef de l’Etat et le gouvernement ont décidé de passer à un stade supérieur : celui du confinement. Les mesures prises sont drastiques et elles sont coercitives. Hier, il s’agissait du premier jour de confinement et on s’est aperçu qu’il était encore difficile de faire respecter les mesures édictées. Mais la détermination du chef de l’Etat ne fait aucun doute, et les sanctions vont très vite tomber pour obliger les récalcitrants à obéir. L’Italie, la France, l’Espagne et beaucoup d’autres pays ont adopté des mesures similaires. C’est bien la mondialisation des méthodes de lutte contre le coronavirus qui est en cours. Ce sont des épreuves très dures que les citoyens du monde doivent endurer, mais c’est à ce prix que l’on pourra mettre fin à cette pandémie.
Patrice RABE