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samedi, septembre 26, 2026
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66e anniversaire de l’indépendance : Fête nationale sur fond de grognes sociales

En pleine semaine des festivités, les Tananariviens vont passer une journée sans transport en commun.

Les taxis-be opérant au sein des différentes lignes de bus à Antananarivo menacent de faire grève et de suspendre leurs activités ce jour. En cause, ces transporteurs évoquent la décision de la Direction des Transports et de la Mobilité Urbaine (DTMU), au sein de la Commune urbaine d’Antananarivo, relative à la reprise des contrôles et des sanctions contre les violations des règles de circulation. À quatre jours du grand rendez-vous de la fête nationale, les Tanariviens vont ainsi passer une journée sans transport en commun. Une journée qui risque d’être frustrante pour les habitants de la Ville des Mille, dont la grande majorité dépend surtout des transports en commun. Avec les embouteillages monstres provoqués par les routes coupées dans plusieurs quartiers, entre autres à Anosy et à Ambohimiandra, la population de la capitale risque de passer une fête de l’indépendance sur fond de frustrations et de grognes sociales. En effet, bon nombre d’observateurs s’interrogent sur les motifs ayant poussé les dirigeants de la Refondation à entamer des travaux de réhabilitation et à couper certains axes routiers en pleine période d’examens. Qui plus est, pile au moment où le colonel Michaël Randrianirina s’apprête à diriger, pour la première fois, la traditionnelle cérémonie du défilé militaire du 26 juin en tant que président de la Refondation de la République de Madagascar. Nul n’ignore pourtant que, sur le plan politique, ce genre de mauvais choix en matière de timing dans la prise de décisions peut avoir des impacts négatifs sur l’image et la popularité du régime. Ces embouteillages sont non seulement frustrants, mais aussi anti-économiques, dans la mesure où ils étouffent les petits commerces et mettent les activités économiques au ralenti.

« Pétard mouillé »

Les bouchons sont pratiquement devenus une partie intégrante du quotidien de la population. Les usagers de la route y sont confrontés jour et nuit. Vendredi dernier, par exemple, les embouteillages ont duré jusqu’à tard dans la nuit, vers 21 heures, depuis le centre-ville jusqu’en périphérie, du côté du By-pass. Après des heures passées au bureau, les travailleurs sont également contraints de passer au moins quatre longues heures (deux heures le matin et deux heures le soir) dans les embouteillages. Une situation qui, à la longue, risque de devenir contre-productive pour les entreprises et d’installer un climat de frustration supplémentaire. À ces différents facteurs de stress s’ajoute la flambée des prix de certains produits de première nécessité. À l’approche des fêtes, le prix des œufs est passé de 500 ariary à 800, voire 900 ariary la pièce. Le prix des légumes commence également à augmenter. Et cela ne fait que commencer, car en pareille période, une hausse systématique des prix est appliquée par les commerçants. Les décisions prises dans l’organisation des marchés sont loin d’arranger les choses. À cause des travaux routiers cités plus haut, une partie des places dans les marchés, comme à Mahamasina ou encore à Analakely, est interdite aux marchands. Cela suscite l’indignation chez ces commerçants, pour qui la fête de l’indépendance représente l’occasion de générer un maximum de recettes afin de préparer la prochaine rentrée scolaire. Dans un contexte lié à la fête nationale, l’accumulation d’autant de facteurs négatifs risque de se retourner contre le régime et pourrait même provoquer un effet de « pétard mouillé » sur le déroulement des festivités organisées en grande pompe.

Davis R

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