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mercredi, février 25, 2026
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Barea : Un salaire de 18 000 euros pour Corentin Martins

Corentin Martins, le technicien français à la tête des Barea, a officiellement rempilé pour une année supplémentaire.

On prend les mêmes et on recommence

Corentin Martins a officiellement repris le poste de sélectionneur des Barea avec une mission sacrée : la qualification pour la CAN 2027. Mais derrière le tableau noir, c’est le « nerf de la guerre » qui fait jaser dans les chaumières de Mahamasina. Si le ministère et la Fédération jouent la carte de la discrétion, le verdict est tombé : son salaire reste fixé à 18 000 euros mensuels, soit plus de 90 millions d’ariary, alors qu’au début des négociations, une proposition de 10 000 euros a été faite par la partie malgache. Corentin Martins a le salaire de ses ambitions. À 18 000 euros mensuels, Martins perçoit une rémunération qui dépasse de loin les standards des hauts fonctionnaires.

Ce qui interpelle, ce n’est pas tant le montant, dérisoire face aux cadors du Maghreb mais colossal pour le Malgache moyen, que le montage financier. L’État, via le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS), continue de porter à bout de bras 75% de cette enveloppe, et 25% pour la Fédération (FMF). Un privilège qui soulève une question de fond : pourquoi le football est-il l’unique enfant gâté de la République ?

Exception

Cependant, une question revient avec insistance : pourquoi le football est-il la seule discipline sportive à bénéficier d’un entraîneur dont une partie du salaire est prise en charge par l’État, à travers le ministère de la Jeunesse et des Sports ? Les autres fédérations sportives, souvent confrontées à un manque criant de moyens, peinent à comprendre cette différence de traitement. La raison est politique avant d’être sportive. Pour un État, l’équipe nationale est une vitrine diplomatique. Une qualification à la CAN, comme en 2019, apporte un prestige international qu’aucune campagne de communication classique ne peut acheter. Le gouvernement accepte donc de payer un « prix de marché international » plutôt qu’un « prix local » pour attirer des techniciens capables de garantir cette visibilité. Rugby, athlétisme, tennis de table peinent à se permettre de payer des techniciens expatriés de renom, faute de moyens étatiques comparables. Cette politique du « tout pour le foot » crée un déséquilibre flagrant : pendant que le ballon rond dépense sans compter, les autres sports se contentent de bénévolat ou d’expertises locales sous-payées.

T.H

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