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vendredi, octobre 9, 2026
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SIRAMA : La valeur du patrimoine atteignant les 235 milliards Ar

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La direction générale de la SIRAMA ne ménage pas ses efforts pour sauvegarder son patrimoine, en procédant à son inventaire et à sa réévaluation, parallèlement au redressement financier et à l’assainissement comptable de cette entreprise à participation majoritaire de l’État. Une spéculation foncière ainsi que des baux emphytéotiques déguisés en vente définitive ont été constatés par les dirigeants avant 2020, selon leurs dires. Des procédures judiciaires ont ainsi été menées en vue de récupérer ces biens. En l’espace de deux ans, soit en 2022, la SIRAMA annonce un résultat positif, pour ne citer que les actifs non courants, ou la valeur de son patrimoine, atteignant les 235 milliards Ar, contre 658 millions seulement en 2018.

Saisie immobilière. Il est à rappeler que le tribunal a délivré 18 grosses en faveur de la SIRAMA à l’issue des poursuites judiciaires lancées depuis 2021. Mais les dirigeants de l’entreprise déplorent que certaines grosses n’aient pu être exécutées, étant donné que la politique primait dans le pays à cette époque. Parlant du terrain de golf situé à Nosy Be, ils précisent bien que cette propriété appartient à la SIRAMA. Jusqu’à présent, 32 propriétés ont fait l’objet d’une saisie immobilière par l’Agence de recouvrement des avoirs illicites (ARAI), a-t-on appris. Par ailleurs, la SIRAMA prévoit de régulariser les terrains qui lui appartenaient mais qui ont été squattérisés par des particuliers et des entreprises, en leur demandant de payer une valeur de compensation. 

Navalona R.

Mercédès Rakotomalala Ratsirahonana : « Andry Rajoelina, élu leader politique africain de l’année, un honneur pour nous »

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La directrice de communication de la Présidence, Mercédès Rakotomalala Ratsirahonana.
La directrice de communication de la Présidence, Mercédès Rakotomalala Ratsirahonana.

La directrice de communication de la Présidence, Mercédès Rakotomalala Ratsirahonana, a donné son avis concernant le président Andry Rajoelina qui a été élu leader politique africain de l’année.

En obtenant un score de 65,69%, il devance le président des Seychelles, Wavel Ramkalawan (20,48%) et le président de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi (13,83%). Les résultats du vote sont affichés depuis hier sur le site du Magazine ALM (African leadership magazine) basé à Londres. Mercédès Rakotomalala Ratsirahonana estime que c’est un honneur pour nous tout en soulignant au passage que « le président Rajoelina a une vision pour le développement de l’Afrique en général et de Madagascar en particulier ». Et d’ajouter que nous « devrions être fiers de nous ».

Remise des prix

Faut-il rappeler que ce prix a été décerné par  Leadership magazine persons of the year (POTY 2024). Toujours est-il que le président Andry Rajoelina devrait donc être invité à la 14e cérémonie de remise des prix des personnalités de l’année 2024 qui aura lieu à Casablanca au Maroc les 27, 28 février 2025.

Recueillis par Dominique R.

Économie bleue : Zone d’émergence piscicole en vue, à Ambilobe

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Maquette 3D de la ZEP à aménager à Antanimihavotra, commune Mantaly Ambilobe, région Diana
Maquette 3D de la ZEP à aménager à Antanimihavotra, commune Mantaly Ambilobe, région Diana

La pisciculture est un secteur clé qui pourrait tirer la croissance dans différentes régions de la Grande île. Dans le cadre des défis des 100 premiers jours du gouvernement actuel, la création d’une Zone d’Émergence Piscicole (ZEP) est prévue à Ambilobe. 

Les habitants locaux attendent avec impatience la mise en place de cette zone. Dimanche dernier, une délégation conduite par le ministre de la Pêche et de l’Économie Bleue, Paubert Mahatante, accompagné du gouverneur de la région Diana et des autorités locales, s’est rendue à Antanimihavotra, commune Mantaly, district Ambilobe, pour visiter le site où sera aménagée la ZEP. Dotée de 35 bassins piscicoles, cette infrastructure, qui couvrira une superficie de 2,85 hectares, promet de devenir un moteur de développement économique pour la commune de Mantaly et l’ensemble du district d’Ambilobe. Ce projet ambitieux devrait permettre la production annuelle de 5 à 10 millions de poissons, exploitant ainsi pleinement les ressources naturelles locales. La mise en place de cette ZEP représente un tournant majeur pour la région, car elle réduira la dépendance à l’importation d’alevins depuis Mahajanga. En effet, l’approvisionnement en poissons deviendra plus autonome, favorisant ainsi la sécurité alimentaire et la stabilité économique de la région Diana. 

Prometteur

Outre son impact sur la sécurité alimentaire, la ZEP offre également des perspectives de développement social significatives, notamment en matière d’emploi. La création de postes de travail, en particulier pour les jeunes de la région, constituera un catalyseur pour l’économie locale et contribuera à atténuer les défis socio-économiques auxquels la communauté est confrontée. Lors de la visite sur le site, le ministre Paubert a souligné l’importance de la pisciculture en milieu rural, mettant en lumière les avantages socio-économiques et environnementaux qu’elle offre. Cette initiative s’inscrit dans une vision globale de développement durable, où la valorisation des ressources naturelles va de pair avec la création de richesse et l’amélioration des conditions de vie des populations locales. Bref, la mise en place de la Zone d’Émergence Piscicole à Ambilobe représente une opportunité sans précédent pour la région Diana. Au-delà de la simple exploitation des ressources aquatiques, ce projet incarne l’espoir d’un avenir prospère, où le développement économique rime avec préservation de l’environnement et inclusion sociale.

Antsa R.

Groupe de la BAD : Validation du cadre de collaboration par les pays membres

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Près d’une centaine de représentants de la Banque africaine de développement (BAD) et des ministères, ainsi que des banques centrales des 54 pays membres, se sont rassemblés à Abidjan en Côte d’Ivoire, la semaine dernière. Selon l’institution financière, l’objectif principal était de valider un cadre de collaboration visant à renforcer les liens entre la BAD et ses membres pour faciliter la réalisation des programmes et projets de développement inclusif. Swazi Tshabalala, vice-présidente principale de la BAD, a soutenu l’importance cruciale de ce cadre dans son discours d’ouverture, soulignant son rôle pour mieux servir les pays africains en répondant à leurs besoins de développement. Vincent O. Nmehielle, secrétaire général du Groupe de la BAD, a également mis en avant cette collaboration, notant qu’elle renforcerait les relations et favoriserait le partage de connaissances entre les directeurs de protocole et les points focaux de la Banque.

Coordination

Le cadre de collaboration se concentre sur l’application des accords bilatéraux, abordant les statuts, les privilèges, les immunités et les exemptions pour la BAD et son personnel. La création d’un réseau entre les points focaux et les directeurs de protocole permettra d’améliorer la communication et la compréhension mutuelle, facilitant ainsi une meilleure interaction avec la Banque. Tshabalala est confiante quant au rôle de ce réseau dans la coordination des événements et activités entre les ministères des pays membres et la BAD, bien que des difficultés persistent dans certains pays hôtes en termes d’application des accords de siège. Pour remédier à cela, la BAD a annoncé la création d’une plateforme numérique sécurisée pour renforcer la communication et la collaboration. Cette validation du cadre de collaboration marque un pas significatif vers une coopération renforcée, essentielle pour la réalisation de projets cruciaux pour le bien-être des populations des pays membres de cette institution financière.

Antsa R.

OIF : Appui à l’enregistrement des faits d’état civil dans la région de Vatovavy 

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Depuis 2021, l’OIF a apporté son appui auprès du gouvernement malgache dans la mise en œuvre de la stratégie de réforme de l’état civil. En septembre 2022, lors de son passage à Madagascar, madame la secrétaire générale de la Francophonie a manifesté son engagement en faveur d’une action à grande échelle en faveur de l’état civil à Madagascar. Le projet « état civil » étant un de ses projets phares. 

Approche

Ainsi, à la suite de l’appui des 6 partenaires œuvrant dans la réforme de l’état civil en 2022, l’OIF poursuit les efforts aux côtés des partenaires nationaux par le biais d’une approche intégrée et complémentaire : appui aux autorités malgaches afin de contribuer durablement au renforcement du système d’état civil, sensibilisation de la population sur l’importance de l’état civil pour le droit à l’identité, la formation des agents et l’enregistrement des enfants dépourvus d’identité. Il en est de même pour l’appui à l’élaboration des textes clés pour l’opérationnalisation de la réforme sur l’état civil. L’objectif pour l’OIF à travers ce projet phare « état civil » est de contribuer à l’enregistrement systématique des naissances, à travers des activités qui ont un impact pérenne auprès des populations.

Audiences foraines

La signature du protocole d’accord de subvention de ce 21 juin 2023, dans les bureaux de l’OIF, concerne l’appui de l’OIF au projet qui sera mis en œuvre dans la région de Vatovavy par l’association Aika Madagascar pour l’« Appui à l’enregistrement des faits d’état civil dans la région de Vatovavy». Les cibles du projet sont les enfants qui ne disposent pas d’actes de naissance, en particulier les filles en âge d’aller à l’école, à travers l’organisation d’audiences foraines qui permettront l’établissement de jugements supplétifs. Les responsables à tous les niveaux (fokontany, commune, région…) seront sensibilisés et formés également sur les nouvelles dispositions de la réforme de l’état civil à Madagascar.

Recueillis par Dominique R

Nécrologie du 10 juin 2023

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Nécrologie du 09 octobre 2026

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Des opérations ponctuelles à une politique durable

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Après les opérations menées contre les stationnements illicites et certaines infractions commises par les motocyclistes, la Délégation spéciale de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) s’attaque désormais à un autre symbole du désordre urbain : l’occupation du lac Behoririka.

Des opérations ponctuelles à une politique durable

Des stands installés sur le plan d’eau ont commencé à être démolis dans le cadre d’une opération d’assainissement. Une manière, pour les autorités communales, de démontrer qu’elles sont plus que jamais parties pour une reconquête de l’espace public dans la capitale. Stationnements interdits, circulation des motocyclistes, occupation des trottoirs et, désormais, installations commerciales sur le lac Behoririka : la CUA multiplie les interventions visant à faire respecter les règles dans des espaces qui, au fil des années, ont été progressivement occupés ou utilisés de manière anarchique. Au grand bonheur des usagers, car, même si la situation est encore très loin d’être parfaite, l’on commence à constater, ici et là, un changement perceptible dans les rues de la capitale. « Peut mieux faire », diraient les enseignants. Mais le principal, le vrai défi de la CUA sera toutefois de transformer ces opérations ponctuelles en une politique durable. Une rue peut être dégagée en quelques heures. Un stand peut être démoli en quelques minutes. Des véhicules peuvent être verbalisés. Mais maintenir durablement les résultats est beaucoup plus difficile. L’expérience de la capitale montre régulièrement que certains espaces libérés lors d’opérations d’assainissement peuvent être progressivement réoccupés lorsque le contrôle se relâche. En somme, c’est moins l’opération elle-même que l’après-opération qui permettra de mesurer son efficacité. La municipalité devra notamment assurer une présence régulière de ses agents, clarifier les règles applicables et surtout éviter que les interventions soient perçues comme des actions ponctuelles sans lendemain. L’enjeu est de parvenir à installer une nouvelle discipline urbaine appelée à être respectée par les citoyens, sans exception. C’est là le vrai changement.

R.Edmond

Gouvernement ouvert : Madagascar à trois points du seuil requis

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Madagascar doit encore franchir un cap pour retrouver pleinement le chemin du Partenariat pour un Gouvernement Ouvert (PGO), ou Open Government Partnership (OGP). Le pays affiche actuellement 9 points sur 16, alors que le seuil d’éligibilité est fixé à 12 points. Un déficit de trois points qui place les réformes en matière de transparence, d’accès à l’information, de déclaration de patrimoine et de participation citoyenne au cœur des prochains efforts. Adhérent au PGO depuis décembre 2016, à l’occasion du sommet mondial de Paris, Madagascar s’était engagé à promouvoir davantage la transparence de l’action publique, la lutte contre la corruption, la participation citoyenne et la redevabilité des institutions. Près de dix ans plus tard, la réadhésion constitue un nouveau test pour la gouvernance publique.

Le système d’évaluation du PGO repose sur quatre grands critères, notamment la transparence budgétaire, l’accès à l’information, la déclaration de patrimoine des responsables publics et la participation citoyenne. Chacun peut rapporter jusqu’à quatre points, pour un maximum de 16. Le seuil est fixé à 75% des points disponibles, soit 12 sur 16 lorsque les quatre critères sont évalués. L’enjeu dépasse donc la seule obtention d’un score. Il s’agit de transformer les engagements en mécanismes concrets, mesurables et durables. L’accès effectif des citoyens à l’information publique, la publication des documents budgétaires, la transparence du patrimoine des responsables publics et leur participation à l’élaboration des politiques publiques constituent autant de leviers susceptibles de faire progresser Madagascar.

Le ministère chargé de la Refondation, dirigé par Hanitra Razafimanantsoa, pilote le processus de réadhésion. Mais l’effort ne pourra pas reposer sur un seul département. Les trois points manquants devront être recherchés dans l’action concrète de l’ensemble de l’administration. Le prochain Plan d’action national OGP 2026-2030 doit précisément servir de feuille de route. Un colloque consacré au Gouvernement ouvert réunit ainsi institutions publiques, organisations de la société civile, médias et citoyens afin de définir les engagements à inscrire dans ce futur plan. La méthode se veut participative. Elle doit permettre d’identifier les réformes prioritaires, mais également de déterminer les responsabilités, les échéances et les indicateurs permettant de mesurer les résultats. Le PGO insiste d’ailleurs sur la nécessité d’associer gouvernement et société civile à la conception et à la mise en œuvre des engagements.

Rija R.

Poursuite contre Mamy Ravatomanga : « Élimination politique », selon son épouse

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« Il y a un moment pour se taire et il y a un moment pour parler. Et je pense que le moment est venu pour parler », a déclaré l’épouse de l’homme d’affaires malagasy incarcéré à Maurice depuis le 25 octobre 2025.

Après un an de silence absolu, la famille Ravatomanga sort de son mutisme et apporte sa version des faits. Hier, nos confrères de Top FM Mauritius ont publié la bande-annonce d’une interview exclusive de Haingo Ravatomanga, l’épouse de l’homme d’affaires Mamy Ravatomanga, incarcéré à l’île Maurice depuis le 25 octobre 2025. Dans cet avant-goût, l’épouse du PDG du groupe SODIAT fait de nombreuses révélations, notamment à propos des circonstances de la fuite de sa famille à l’étranger, des raisons de la poursuite contre son époux, ainsi que des difficultés auxquelles les employés de ses entreprises font face actuellement. Des photos montrant les preuves des violences qu’auraient subies certains de leurs proches collaborateurs ont également été révélées durant cette émission. À entendre la fondatrice de l’association « Andry sy Fototra ho an’ny Fampandrosoana » (AFF), la poursuite contre son mari relève d’une élimination politique visant l’homme d’affaires malagasy et sa famille. C’est une affaire qui avait déjà été classée sans suite par le Parquet national français et qui est actuellement reprise et rouverte par la Financial Crimes Commission (FCC), a-t-elle laissé entendre. Elle dénonce aussi la mauvaise gestion des sociétés du groupe SODIAT depuis l’absence de la famille Ravatomanga. En quelque sorte, l’épouse du PDG pointe du doigt l’incapacité de l’administrateur provisoire à gérer efficacement les sociétés. Il serait, selon elle, question de retards de paiement des salaires des employés, mais aussi de mises au chômage technique prises à l’encontre d’autres agents.

Départ précipité

Interviewée par nos confrères de Top FM Mauritius au sujet des circonstances de leur départ précipité vers l’île Maurice, Haingo Ravatomanga fait savoir que c’est l’ancien Premier ministre Christian Ntsay qui avait alerté Mamy Ravatomanga en lui disant que sa vie était en danger et qu’il fallait partir immédiatement. La famille n’aurait eu que 30 minutes pour préparer ses bagages et rejoindre l’aéroport. C’est donc l’urgence face à ce danger imminent qui explique le fait que leur avion n’a pas pu se munir d’une autorisation de vol. Concernant le choix de l’île Maurice comme pays de destination, elle explique que « c’est parce que notre fille et sa petite famille résident ici. Mais aussi parce que nous faisons des affaires ici depuis 30 ans. On a pensé que c’est un pays démocratique… on se sentait en sécurité ». Les attentions de tous les observateurs sont désormais tournées vers les antennes de Top FM Mauritius pour entendre la version intégrale de cette interview exclusive.

Davis R

Feno Ralambomanana : « Je reste au service de la ville »

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Feno Ralambomanana, PDS de la CUA, lors de sa descente, hier à Behoririka.
Feno Ralambomanana, PDS de la CUA, lors de sa descente, hier à Behoririka.

Le président de la Délégation spéciale (PDS) d’Antananarivo coupe court aux rumeurs. Alors que des bruits persistants font état de sa nomination prochaine à un poste d’ambassadeur ou à d’autres hautes responsabilités, Feno Ralambomanana a tenu à démentir hier. En déplacement à Behoririka, le PDS de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) a affirmé qu’il n’en est rien. « Je suis au service de la ville d’Antananarivo et je ne pense pour l’instant qu’à servir la capitale », a-t-il déclaré. Une déclaration sur le terrain, au propre comme au figuré. À l’approche de la saison des pluies, le premier responsable de la capitale était, hier encore, au four et au moulin pour superviser les opérations d’assainissement.

Organisations

C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’il s’est rendu à Behoririka. Objectif : le dégagement des marchands installés autour du lac. Une mesure préventive, justifiée par la montée des eaux, les pluies de ces deux derniers jours ayant déjà inondé les voies environnantes. Les commerçants concernés, près de 140, sont relogés dans le marché à étage situé à quelques mètres du lac, à côté du pont de Behoririka. « Nous ne voulons que le bien de la ville. Les organisations sont faites pour le bien de tout le monde », a soutenu Feno Ralambomanana. Selon ses explications, l’infrastructure prévoit un espace de 1,50 m pour chaque commerçant afin qu’il puisse s’installer aisément. Il a également annoncé que des sanctions seraient envisagées à l’encontre de ceux qui continueraient à acheter en dehors du marché.

Témoignages

Une décision qui ne fait toutefois pas l’unanimité. Pris à contre-pied, certains commerçants affirment, selon leurs témoignages, qu’il n’a jamais été question d’un déplacement définitif. Reste que l’opération d’assainissement de Behoririka est saluée par les riverains, premières victimes des inondations dès les premières pluies. Quoi qu’il en soit, le relogement a commencé depuis hier.

Julien R.

Refondation : Sept groupements politiques dénoncent la confusion

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Les critiques sont virulentes de la part du Vovonana Loharano, Vato Nasondrotra ny Tany, Vondrona Ampandrana, HPM, G5, Tafita et Dimbin’Iarivo.
Les critiques sont virulentes de la part du Vovonana Loharano, Vato Nasondrotra ny Tany, Vondrona Ampandrana, HPM, G5, Tafita et Dimbin’Iarivo.

« Que la Refondation ne meure pas dans l’œuf ». C’est l’interpellation lancée hier par les sept groupements politiques, lors d’une conférence de presse.

Dans un communiqué commun, les groupements Vovonana Loharano, Vato Nasondrotra ny Tany, Vondrona Ampandrana, HPM, G5, Tafita et Dimbin’Iarivo dressent un tableau sévère de la situation actuelle et mettent en garde contre une Refondation qui s’égare avant même d’avoir commencé. « On assiste à un spectacle tout à fait inquiétant si l’on met en regard la réalité avec la Refondation tant espérée », soulignent-ils. Pour cette force politique, l’État semble faire marche arrière. Pas de vision claire, pas de feuille de route structurée, pas de rigueur dans les principes et les stratégies. Au point que l’on ne sait plus si la Refondation a déjà commencé ou si l’on en est encore au stade de la réflexion.

Précipitation

Le regroupement pointe trois signaux qui nourrissent la confusion. D’abord, la traduction systématique de la « Refondation » en « Réforme ». Tout devient réforme, sans que l’on ose assumer que cette réforme serait la Refondation elle-même. Ensuite, l’annonce d’une élection présidentielle anticipée, alors même que les contours de la Refondation ne sont pas définis. « Calcul pour une prise de pouvoir ou pression ? Pression d’où et visant quoi ? », s’interroge le groupement. Enfin, la précipitation à célébrer le 14 Octobre. Une date « déjà enterrée par de nombreuses luttes » qui, selon le Vovonana, est complètement déplacée au moment d’entrer dans la Refondation. « Si toutes les questions restées sans réponse ont été renvoyées à la Conférence nationale, pourquoi celle-ci n’a-t-elle pas pu attendre ? Pourquoi une telle précipitation ? »

Tromperies

Le silence à l’ONU sur les Îles Éparses ou encore le grand accord Volobe, où « tout semble rester comme avant », achèvent de nourrir l’inquiétude. « Le crocodile rampe. La tromperie qui ne tue pas le rat dans le ventre est bien enveloppée », conclut le Vovonana. Il appelle à se méfier de deux tromperies : le « Raccourci », une élection rapide sans fondement qui ne fait que remplacer les occupants des fauteuils, et le « Remaniement », un mensonge superficiel qui ne mène nulle part. Le groupement réaffirme que la Refondation reste un objectif non négociable pour sortir des systèmes hérités de la colonisation et demande un dialogue politique inclusif pour élaborer une feuille de route commune.

Julien R.

Accès à l’électricité : Montée en puissance des énergies renouvelables

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Centrale solaire renforcée à Mangatany.
Centrale solaire renforcée à Mangatany.

3 MWc (mégawatts-crête) supplémentaires pour le Réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA). La centrale solaire de Mangatany a renforcé sa capacité raccordée au réseau, passant de 5 à 8 MWc. Cette extension figure parmi les solutions déployées par la Jirama et le ministère de l’Énergie et des Hydrocarbures pour faire face à la sécheresse. L’apport reste toutefois insuffisant pour combler entièrement le déficit de production électrique. Le développement des énergies renouvelables se poursuit ainsi pour améliorer l’approvisionnement des usagers. À Faratsiho, dans la région Vakinankaratra, un autre projet solaire se prépare. Le 7 octobre, le directeur régional de l’Énergie et des Hydrocarbures d’Analamanga et des responsables de la Jirama ont inspecté un terrain de 10 hectares destiné à accueillir une centrale. Les échanges avec les autorités concernées ont confirmé que le site convenait à cette implantation. Les démarches administratives sont en cours pour accélérer son attribution au ministère. Une étape préalable à la réalisation de cette infrastructure, dont la puissance et le calendrier restent à préciser.

Antsa R.

Coopération : 150 entreprises chinoises attendues à la Mission économique Chine-Madagascar 2026

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Madagascar sera présent à la China International Import Export 2026 à Shanghai.
Madagascar sera présent à la China International Import Export 2026 à Shanghai.

Le mois de novembre sera marqué par une nouvelle séquence d’échanges commerciaux entre Madagascar et la Chine. Du 3 au 13 novembre prochain, une délégation économique malgache participera à la Mission économique Chine (MECC) 2026.

L’ambition affichée par les organisateurs de cette mission est de mieux positionner les produits malgaches sur le marché chinois et de renforcer les relations d’affaires entre les deux pays.

CIIE 2026

Une opportunité à saisir pour les entreprises qui envisagent de participer à cet événement. Les organisateurs annoncent en effet la participation d’environ 150 entreprises chinoises aux deux principaux rendez-vous prévus dans le cadre de cette mission. Le premier sera la participation à la China International Import Expo (CIIE 2026), prévue à Shanghai du 5 au 11 novembre 2026. Cette grande plateforme commerciale doit permettre aux entreprises malgaches participantes de présenter leurs produits, de rechercher de nouveaux débouchés et d’entrer directement en contact avec des acheteurs, distributeurs et opérateurs économiques chinois. Le deuxième rendez-vous sera le Forum économique et les rencontres B2B, du 11 au 13 novembre. Ces rencontres seront davantage orientées vers les relations d’affaires entre entreprises malgaches et chinoises, avec un système de pré-matching destiné à mettre en relation les opérateurs selon leurs secteurs d’activité et leurs intérêts commerciaux.

Premium

L’un des principaux objectifs affichés est de promouvoir en Chine les produits malgaches de qualité et à caractère premium, capables de répondre aux exigences du marché chinois. La mission doit également permettre aux entreprises et producteurs locaux d’identifier de nouveaux débouchés commerciaux et de nouer des contacts directs avec des acheteurs, distributeurs et partenaires chinois. Au-delà de la recherche de marchés pour les produits existants, les organisateurs souhaitent également encourager une plus grande transformation locale des matières premières. L’enjeu est d’améliorer les chaînes de valeur, d’accroître la valeur ajoutée créée à Madagascar et, à terme, de renforcer la capacité du pays à exporter des produits davantage transformés. La mission s’inscrit ainsi dans une perspective plus large de développement industriel et de création d’emplois. Les entreprises intéressées peuvent participer à la CIIE uniquement, au Forum économique uniquement, ou aux deux événements. Les inscriptions peuvent être effectuées auprès de la Fédération des Chambres de commerce et d’industrie de Madagascar (FCCIM), par courrier électronique aux adresses fccim.cccim@gmail.com et federationcci@gmail.com, ou directement auprès de la Fédération, à son siège à Analakely.

R.Edmond.

FMI-Banque mondiale : Une délégation malgache à Bangkok pour défendre les priorités de la Refondation

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Cap sur Bangkok pour la délégation malgache. Conduite par le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Herinjatovo Aimé Ramiarison, elle participera aux Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale, du 12 au 18 octobre. Ce rendez-vous réunira en Thaïlande les grands acteurs de la finance internationale autour des défis de la croissance et du développement. Pour Madagascar, cette rencontre représente une occasion de faire entendre ses priorités économiques et de renforcer le dialogue avec ses partenaires. Plus de 15 000 participants issus de 191 pays sont attendus au Centre national des congrès Queen Sirikit.

Financements et emplois

La mobilisation des capitaux privés, la création d’emplois et les perspectives économiques mondiales occuperont une place importante dans les échanges. Le programme prévoit également des discussions sur les finances publiques, la dette et la transformation numérique. Autant de sujets qui rejoignent les préoccupations des économies en développement, confrontées à des besoins d’investissement considérables et à des marges budgétaires limitées. Les nouvelles projections du FMI, présentées le 13 octobre, apporteront un éclairage sur l’environnement dans lequel les pays devront conduire leurs politiques économiques. La semaine sera notamment marquée par la réunion du Comité du développement, le 15 octobre, puis par la séance plénière du lendemain. Pour la délégation malgache, l’enjeu sera de traduire cette présence en échanges utiles aux priorités nationales. Au-delà des débats, les attentes portent sur les perspectives de coopération et les possibilités de financement susceptibles de soutenir durablement l’investissement et l’activité économique dans le pays.

Antsa R.

METFP – Orange Madagascar : Développement des formations certifiantes en numérique

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Les deux parties ont signé hier une convention de partenariat public-privé. (Photo : Kelly R.)
Les deux parties ont signé hier une convention de partenariat public-privé. (Photo : Kelly R.)

Le ministère de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle et Orange Madagascar ont signé hier une convention de partenariat visant à renforcer les compétences numériques, à favoriser l’employabilité et à soutenir l’autonomisation des jeunes et des femmes dans le pays.

Dans le cadre de ce partenariat public-privé, les deux parties s’engagent à concevoir des référentiels et des contenus de formation adaptés aux métiers du numérique, tout en développant des parcours professionnalisants permettant à ces bénéficiaires d’acquérir des compétences porteuses de débouchés. L’objectif consiste à développer des formations certifiantes de qualité en numérique, correspondant aux profils recherchés par les entreprises, afin de faciliter l’employabilité de ces jeunes et femmes. Outre leur insertion professionnelle, cette initiative contribue également à renforcer leurs compétences dans le domaine de l’entrepreneuriat, et ce, avec une réelle autonomie.

Compétence transversale

« L’analphabétisme technologique constitue une barrière culturelle et intellectuelle intolérable à Madagascar. Pour faire face à ce défi, nous allons entamer une refonte profonde de nos programmes de formation. En parallèle, nous faisons du numérique une compétence transversale obligatoire à enseigner, au même titre que l’entrepreneuriat et le civisme, au sein des établissements de formation », a indiqué le ministre de tutelle, le Dr Andriamampandry Todisoa Manampy, lors de la signature de cette convention de partenariat. Son ambition est de bâtir un pôle d’excellence interconnecté capable de relier l’ensemble des structures de formation à travers le pays.

Levier concret d’avenir

Pour sa part, « Orange Madagascar met à disposition son expertise dans le numérique à travers Orange Digital Center, qui commence à s’étendre sur le territoire national. Ce centre contribue à développer des compétences numériques, l’innovation et l’entrepreneuriat en dispensant des formations gratuites », a souligné Aminata Ndiaye Niang, la Directrice générale. Elle a ajouté que l’ambition commune des deux parties est de faire du numérique un levier concret d’avenir pour les jeunes et un accélérateur de développement, tout en transformant la façon d’entreprendre. « Nous accompagnons ainsi le déploiement de ces formations certifiantes et, sous réserve des agréments requis, diplômantes, pour que les bénéficiaires puissent saisir des opportunités d’employabilité ou créer un projet générateur de revenus », a-t-elle conclu.

Navalona R.