Après plusieurs années d’interruption, l’Universiade signe son grand retour. Initiée conjointement par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESUPRES) et le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS), cette manifestation nationale réunira les étudiants universitaires de tout Madagascar du 30 octobre au 8 novembre 2026, à Antsirabe, autour du thème : « Firaisankina sy Fihavanana ». Au programme sportif figurent le football à 11 et le basket-ball à 5, aussi bien chez les hommes que chez les femmes.
Les organisateurs annoncent un contrôle rigoureux des participants afin de préserver l’esprit universitaire de la compétition. Seuls les étudiants régulièrement inscrits durant l’année académique 2025-2026 seront autorisés à concourir, excluant ainsi le recours à des joueurs extérieurs ou « mercenaires ».
Au-delà du sport, l’Universiade 2026 se veut également une vitrine de la richesse culturelle du pays. Le carnaval culturel marquera l’ouverture de l’événement, tandis que des expositions et prestations artistiques mettront en lumière les traditions, les arts et les spécificités des différentes régions. Chaque université disposera de 20 minutes pour présenter danses, chants, poésies, théâtre ou conférences.
Près d’une vingtaine d’établissements universitaires et d’instituts supérieurs prendront part à cette édition. Selon les responsables du MESUPRES et du MJS, l’État assurera l’organisation technique et l’hébergement des délégations, tandis que les universités seront chargées du transport, de la restauration et de la literie. Un rendez-vous placé sous le signe du sport, de la culture et du vivre-ensemble.
Aina Laura Rasoanaivo Razafy peut nourrir quelques regrets après son parcours aux Championnats du monde seniors de judo à Bakou. La judokate malgache, engagée chez les moins de 70 kg, avait pourtant parfaitement lancé sa compétition en s’imposant au premier tour face à la Roumaine Serafima Moscalu. Dès son entrée en lice, Laura a fait parler son engagement et son efficacité. Face à la Roumaine, elle a rapidement trouvé la solution avec un ippon, après une première action sanctionnée d’un waza-ari finalement annulé. Une victoire nette qui lui ouvrait les portes du tour suivant.
Mais en huitièmes de finale, l’opposition était d’un tout autre calibre. Laura retrouvait l’Allemande Giovanna Scoccimarro, une adversaire solide, expérimentée et surtout difficile à manœuvrer. Le combat a tenu toutes ses promesses et s’est prolongé jusqu’au terme des quatre minutes réglementaires.
Après le combat, Mamy Randriamasinoro livrait son analyse, avec forcément une pointe de frustration : « Son adversaire était forte dans les mains, avec une allonge. Le yoko est arrivé trop tôt, sinon, on se voyait en golden score et gagner ce combat, au moins à la faute. Le quart était à portée de main. Quoi qu’il en soit, elle a fait une belle compétition, des victoires expéditives en mondiaux, c’est historique. Et encore une fois, cela nous rapproche de plus en plus de la qualification directe pour LA 2028 ».
Une analyse qui traduit le sentiment d’une occasion manquée. Durant le combat, plusieurs actions n’ont pas abouti. À 36 secondes, notamment, un waza-ari annoncé a finalement été annulé. Laura a ensuite tenté de trouver l’ouverture face à une Allemande qui a su exploiter son avantage physique et son travail de saisie. Le yoko est finalement intervenu trop tôt dans le scénario du combat, alors qu’elle estimait avoir encore les moyens de pousser Scoccimarro jusqu’au golden score.
Dans cette éventuelle prolongation, Laura croyait pouvoir faire la différence, notamment en profitant de la fatigue et de la pression exercée sur son adversaire. Laura quitte donc Bakou avec une victoire et une défaite. Pour Laura, cette prestation constitue une nouvelle expérience au plus haut niveau et surtout un rappel que, face aux meilleures mondiales, les détails peuvent faire toute la différence.
Une nouvelle page s’apprête à s’écrire dans l’histoire du taekwondo ITF malgache. La commission malgache de taekwondo ITF a officiellement annoncé, hier à Ankadilalana, l’organisation de la Coupe d’Afrique australe les 7 et 8 novembre prochains au gymnase couvert de Mahamasina. Une première internationale pour la discipline dans la Grande île. Cette compétition réunira quatre nations de la région, à savoir Madagascar, hôte, l’Afrique du Sud, le Zimbabwe et le Mozambique. Près de 200 athlètes sont attendus, dont une vingtaine de combattants étrangers, pour s’affronter dans les épreuves de Matsogi (combat) et de Tul (formes techniques). « La première journée sera consacrée à un stage obligatoire pour tous les participants, dirigé par les leaders des quatre pays engagés. Les compétitions se dérouleront le lendemain », a expliqué Miora Andrianjaka, président de la commission malgache de taekwondo ITF. Pour les responsables, cette désignation constitue une reconnaissance du développement de la discipline dans le pays. « C’est la première fois de l’histoire du taekwondo ITF que Madagascar accueille une compétition internationale. Nous travaillons constamment à l’amélioration du niveau technique et de la gouvernance. Madagascar a également démontré sa valeur dans la zone Afrique australe », a souligné Maurice Rakotoarisoa.
Les inscriptions sont déjà ouvertes et prendront fin le 24 octobre. Bien que l’événement soit ouvert à tous, les règlements internationaux seront appliqués. En amont, des stages de formation pour les arbitres seront organisés dans les régions d’Analamanga et d’Alaotra Mangoro. « Nous invitons tous les athlètes à poursuivre sérieusement leur préparation », a conclu le directeur technique national, Tafita Rakotoarisoa.
Les jeunes haltérophiles malgaches ont frappé fort à Mostaganem, en Algérie. Engagés aux Championnats d’Afrique Jeunes et Juniors, couplés au Championnat arabe open, Tendry Tsiky Mahay Tia Rakotonoely et Voharimboninahitra Manjarisoa Tianatah Ralijaona ont offert à Madagascar une moisson exceptionnelle de neuf médailles d’or et un nouveau record d’Afrique Jeunes à l’épaulé-jeté de 110 kg.
La délégation malgache n’a pas fait le déplacement pour rien. Figure montante de l’haltérophilie nationale, Tendry Tsiky Mahay Tia Rakotonoely a survolé les débats dans sa catégorie des 49 kg en s’adjugeant six médailles d’or chez les jeunes et les juniors. La pensionnaire de l’équipe nationale a réalisé un concours de haut niveau avec 62 kg à l’arraché, 78 kg à l’épaulé-jeté et un total olympique de 140 kg. La jeune championne n’a pas caché sa satisfaction à l’issue de la compétition. « Je suis très fière de ces six médailles d’or. Le niveau était élevé et la concurrence très solide, mais la préparation que nous avons effectuée a porté ses fruits. Cette compétition m’a permis d’acquérir davantage d’expérience et représente une excellente préparation pour les Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar. Je vais maintenant poursuivre les entraînements avec sérieux afin d’être prête pour ce grand rendez-vous », s’est-elle réjouie. Ce rendez-vous continental constitue en effet une étape importante dans sa préparation en vue des Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar, prévus du 31 octobre au 13 novembre. Après son retour au pays, la jeune haltérophile poursuivra sa montée en puissance à Madagascar avant cette échéance historique.
Son compatriote Voharimboninahitra Manjarisoa Tianatah Ralijaona a également brillé sur le plateau de Mostaganem en décrochant trois médailles d’or grâce à des performances de 82 kg à l’arraché, 110 kg à l’épaulé-jeté et 192 kg au total olympique. À l’arraché, le jeune Malgache a validé une première barre à 80 kg avant de réussir sa deuxième tentative à 82 kg. Il a ensuite échoué à 90 kg lors de son troisième essai. À l’épaulé-jeté, il a soulevé avec succès 110 kg dès son premier essai, avant d’échouer lors de ses deux tentatives à 115 kg. Avec ses trois médailles d’or, Manjarisoa Ralijaona n’a pas seulement dominé sa catégorie. Il a également marqué les esprits en établissant un nouveau record d’Afrique Jeunes à l’épaulé-jeté, grâce à une barre de 110 kg, une performance qui vient couronner son remarquable parcours en Algérie. Avec neuf médailles d’or au total, les deux représentants de la Grande île confirment les progrès constants de l’haltérophilie malgache sur la scène africaine et augurent de belles perspectives pour les prochaines échéances internationales.
Plusieurs jeunes employés d’un centre d’appels situé à Ivandry seraient victimes d’une possible intoxication alimentaire. Le nombre exact de personnes concernées n’est pas encore connu. Certains employés ont été conduits à l’hôpital pour recevoir des soins. Selon les premières informations recueillies, le problème serait survenu après la consommation de poisson, la veille des faits. Les employés qui en auraient mangé seraient les plus nombreux à avoir présenté des symptômes, laissant suspecter un lien entre cet aliment et les malaises signalés.
D’après une source, certains membres du personnel suivent actuellement des soins à l’hôpital. Toutefois, les circonstances exactes de cet incident, ainsi que la nature des troubles présentés par les employés, restent à préciser. Par ailleurs, des employés se seraient déjà plaints à plusieurs reprises de la qualité des repas servis au sein de l’établissement. Des publications sur les réseaux sociaux témoigneraient de ces récriminations antérieures. En attendant de connaître les conclusions des vérifications, l’origine de cette suspicion d’intoxication alimentaire reste à confirmer.
Les 7 et 8 octobre 2026 se sont tenues les assises de concertation sur le travail, l’emploi et la fonction publique. Cet événement a réuni l’ensemble des acteurs nationaux : représentants ministériels centraux et locaux, travailleurs, employeurs, syndicats et partenaires sociaux issus de toutes les régions de Madagascar. Placées sous le thème « Valoriser l’humain : garant d’une refondation profonde de la République de Madagascar », ces deux journées ont permis de dresser un état des lieux sans complaisance et de formuler des solutions stratégiques. Comme l’a déclaré Franconio Denis, ministre de tutelle, l’objectif est de corriger des dysfonctionnements ancrés de longue date afin de nourrir les travaux de la prochaine concertation nationale.
Réformes
Les conclusions des trois commissions d’experts ont été présentées à la clôture de cette rencontre. Concernant le secteur du travail, la priorité est donnée au renforcement de la santé et de la sécurité, à la révision du Code de prévoyance sociale et au suivi rigoureux des cotisations à la CNaPS, en particulier pour les travailleurs indépendants. La protection des ressortissants malgaches à l’étranger, via des conventions bilatérales, a également été réaffirmée. Sur le plan de l’emploi, les débats ont souligné la nécessité de s’adapter à l’essor des technologies numériques et de l’intelligence artificielle. S’agissant de la fonction publique, les participants préconisent l’adoption d’un code commun aux agents de l’État, la création d’une fonction publique territoriale ainsi que l’harmonisation des grilles et des points d’indice.
Accéder au crédit demeure un défi difficile à relever pour de nombreux petits entrepreneurs malgaches, particulièrement ceux évoluant dans le secteur informel.
Commerçants, artisans, petits producteurs ou travailleurs indépendants, nombreux sont les acteurs économiques qui rencontrent des difficultés pour financer le développement de leurs activités. L’absence de garanties suffisantes, de documents comptables formels ou d’historique bancaire constitue souvent un obstacle à l’obtention d’un crédit. Pourtant, ces petites activités génèrent des revenus et contribuent à faire vivre de nombreux ménages. Des acteurs de l’économie informelle qui contribuent chaque jour à créer de l’activité, des revenus et aussi des emplois, mais dont une partie importante est encore « insuffisamment desservie par le secteur financier dans son ensemble », si l’on s’en tient aux explications d’Alexandre Mey, ancien Directeur général d’une banque à Madagascar pendant une décennie. Ce, malgré le fait que le secteur informel, qui évolue aux côtés de l’économie formelle formée par de grands opérateurs économiques, représente une grande partie du tissu économique du pays.
Perspective
C’est dans ce contexte qu’une nouvelle initiative financière se prépare à entrer sur le marché malgache. Porté par Alexandre Mey, aux côtés d’entrepreneurs et d’investisseurs, le projet entend « apporter une réponse aux besoins de financement des petites activités économiques » pour ainsi accompagner « les entrepreneurs malgaches et les acteurs de l’économie réelle ». À en croire Alexandre Mey, une institution de microfinance malgache, qui a récemment obtenu son agrément, entre dans sa phase de préparation opérationnelle avant son lancement. Cette annonce ouvre une perspective, mais ne permet pas encore de savoir quels entrepreneurs pourront bénéficier des services proposés. En effet, dans les éléments présentés, les critères d’accès et les zones desservies ne sont pas détaillés.
Terrain
Les initiateurs de ce projet précisent également que l’appréciation de la capacité de financement d’un entrepreneur ne peut reposer uniquement sur les garanties ou les documents financiers traditionnellement utilisés. La connaissance de son activité réelle, de ses flux et de ses relations commerciales doit également permettre de mieux apprécier sa situation et ses besoins. Les conditions concrètes restent toutefois à préciser : montants des prêts, taux d’intérêt, frais et garanties éventuellement exigées. Outre l’arrivée d’un nouvel acteur, l’enjeu sera de déterminer si cette initiative peut élargir l’accès au financement sans alourdir la vulnérabilité financière des petits entrepreneurs.
À Madagascar, le numérique est de plus en plus perçu comme une clé d’accès à l’emploi. C’est dans cette perspective qu’Orange Madagascar et le ministère de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle (METFP) ont choisi d’unir leurs efforts autour du développement des compétences.
Derrière ce partenariat, une priorité : mieux connecter la formation aux réalités du marché du travail. Les deux acteurs entendent élaborer des parcours et des contenus qui répondent aux évolutions des métiers et aux besoins concrets des entreprises.
Les jeunes et les femmes figurent au cœur de cette démarche. Souvent confrontés à davantage de difficultés pour trouver leur place sur le marché de l’emploi, ils pourraient ainsi bénéficier de formations numériques conçues pour favoriser leur insertion professionnelle.
La répartition des rôles se veut complémentaire. Le METFP assurera l’encadrement institutionnel et la reconnaissance des formations, tandis qu’Orange Madagascar mettra à profit son expérience dans les domaines du numérique, de l’innovation et de l’employabilité.
Par ailleurs, en marge de l’acquisition de nouvelles compétences, cette collaboration ambitionne de créer davantage de passerelles vers l’emploi et l’entrepreneuriat. Une façon, pour les deux partenaires, de faire du numérique un véritable moteur d’inclusion et d’opportunités pour la jeunesse malgache.
Le bord du lac de Behoririka a été libéré de ses occupants afin de permettre la conduite des travaux d’amélioration des voies de déversement des eaux pluviales.
Le bord du lac de Behoririka a été libéré de ses occupants afin de permettre la conduite des travaux d’amélioration des voies de déversement des eaux pluviales.
Les autorités municipales, accompagnées des agents de l’Autorité pour la protection contre les inondations de la plaine d’Antananarivo (APIPA) et de la Société municipale d’assainissement (SMA), ont procédé, cette semaine, à la démolition des stands des marchands autour du lac de Behoririka.
La mesure a pour but de libérer les lieux dans le cadre des travaux d’amélioration de l’évacuation des eaux pluviales et de ruissellement autour de Behoririka. Ce, en prévision de la saison pluvieuse à venir. En effet, le quartier de Behoririka, comme plusieurs autres localités dans la capitale, est régulièrement inondé à chaque averse abondante durant la saison des pluies, ces dernières années. Ce, en raison de l’insuffisance des voies de déversement des eaux vers le lac de Behoririka, qui fait office de bassin de rétention. En effet, une importante partie des voies d’évacuation des eaux est bouchée par la présence des installations des marchands. Il a également été constaté qu’une partie du lac de Behoririka a fait l’objet de remblais illégaux, diminuant fortement la capacité de rétention d’eau de l’infrastructure.
« Tsena vao »
Selon les autorités municipales, les marchands concernés seront déplacés non loin de leurs anciens emplacements, dans le bâtiment abritant le nouveau marché baptisé « marché à étage », près du pont Behoririka. Pour rappel, cet espace destiné aux marchands existe depuis plusieurs années, mais reste jusqu’ici boudé par les marchands. Depuis l’ouverture de ce nouveau marché, seuls quelques marchands ont accepté d’investir les lieux, tandis que la majorité des emplacements, notamment ceux situés dans les étages, demeurent inoccupés. Selon les marchands, ces emplacements ne disposent d’aucune visibilité et rares sont les clients potentiels qui fréquentent ce site. Raison pour laquelle ils préfèrent, jusqu’ici, rester sur les bords des rues et sur les trottoirs.
Fréquentation
De son côté, la commune urbaine d’Antananarivo (CUA) estime que l’espace disponible au « tsena vao » permet d’absorber l’ensemble des marchands délogés autour du lac de Behoririka. Selon le président de la Délégation spéciale (PDS) de la CUA, Feno Ralambomanana, un parking destiné aux clients sera également aménagé devant le marché à étage de Behoririka. Ces dispositions permettraient de faciliter l’accès des clients à ce lieu et d’en augmenter le taux de fréquentation. Le public et les clients sont, par ailleurs, encouragés par la municipalité à ne pas privilégier les marchands informels qui occupent illégalement les trottoirs et les bords des rues, au détriment des marchands installés dans les structures formelles.
Dr Haingo Nadia Rakotovaoarison à la tête de l’UPRIM.
Dr Haingo Nadia Rakotovaoarison à la tête de l’UPRIM.
Trouver un établissement supérieur fiable et adapté demeure un véritable défi pour les milliers de nouveaux bacheliers à la recherche d’une formation qualifiante. Du contrôle rigoureux des habilitations ministérielles aux opportunités de stages et de bourses à l’étranger, découvrez les leviers déterminants pour faire le bon choix.
De nombreux nouveaux bacheliers éprouvent des difficultés à trouver un établissement d’enseignement supérieur, en particulier ceux qui n’ont pas réussi les concours d’entrée dans les universités publiques et qui doivent se tourner vers les universités privées pour poursuivre leurs études. L’enseignement supérieur privé s’est fortement développé au cours des vingt dernières années, mais beaucoup d’étudiants et de parents restent désemparés lorsqu’il s’agit d’identifier les établissements réellement fiables. En effet, le secteur privé s’est massivement étendu à Madagascar ces deux dernières décennies. Si certaines institutions rivalisent aujourd’hui avec le secteur public en matière de qualité d’enseignement, et le surpassent parfois sur le plan des équipements, toutes les offres ne se valent pas. Pour les nouveaux bacheliers, la première règle essentielle consiste à choisir une école reconnue, condition indispensable pour que le diplôme délivré possède une valeur juridique et académique, permettant d’obtenir des équivalences, de se présenter à des concours administratifs ou d’accéder à l’emploi public.
Critères
Afin de reconnaître une université privée légitime, trois vérifications fondamentales s’imposent avant toute inscription. Il convient tout d’abord de s’assurer de l’homologation globale de l’établissement par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESupRes). La liste officielle actualisée des institutions homologuées et des offres de formation ayant reçu l’habilitation du ministère est consultable directement sur le site mesupres.gov.mg. Une école peut être dûment homologuée pour le parcours licence sans l’être encore pour le master, ce qui impose de demander systématiquement l’arrêté ministériel correspondant. Un diplôme délivré par un établissement non homologué ne dispose d’aucune valeur auprès de l’administration ni des employeurs publics.
Les étudiants bénéficiaires des bourses d’études en Chine.
Le défi du choix pour les nouveaux bacheliers
À Madagascar, l’insertion professionnelle des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur demeure un défi majeur. Dans ce contexte, la solidité des partenariats noués entre les établissements de formation et le monde de l’entreprise constitue un critère de choix déterminant : ces accords garantissent en effet des stages aux étudiants, tout en leur offrant de véritables perspectives d’embauche à l’issue de leur cursus, selon Dr Haingo Nadia Rakotovaoarison, à la tête de l’UPRIM. Riche de 20 années d’expérience, l’Université privée de Madagascar (UPRIM) s’appuie sur un vaste réseau de partenaires économiques locaux de premier plan, parmi lesquels Yas Madagascar, Baobab Banque, BRED Madagascar… L’établissement se distingue également par un rayonnement international affirmé : un partenariat conclu en 2025 avec une agence de recrutement à Dubaï ainsi qu’une collaboration entamée en 2023 avec une clinique mauricienne, permettant l’accueil régulier d’étudiants issus des filières paramédicales. Sur le plan académique, l’UPRIM a scellé en 2023 un accord stratégique avec la prestigieuse université chinoise 𝐇𝐮𝐚𝐪𝐢𝐚𝐨 𝐔𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬𝐢𝐭𝐲, à Xiamen, favorisé par l’intégration du mandarin dès la première année d’études. Chaque mois de septembre, quinze étudiants distingués pour leurs compétences académiques ainsi que leur maîtrise de la langue et de la culture chinoises s’envolent pour la Chine, bénéficiant d’une bourse d’études intégrale de quatre ans financée par le gouvernement chinois.
Des opportunités jusqu’en Chine et à Dubaï
L’UPRIM figure parmi les établissements dont les offres de formation sont officiellement habilitées par le ministère de l’Enseignement supérieur. L’établissement bénéficie également d’une reconnaissance accordée par la Dubai Health Authority (DHA) à Dubaï, constituant un atout de premier plan pour les étudiants désireux d’évoluer dans le domaine de la santé à l’international. À Dubaï, l’obtention de la certification DHA est une étape obligatoire et particulièrement sélective pour exercer en tant que professionnel de santé, aucun diplôme n’étant accepté sans cette équivalence. Par ailleurs, l’établissement jouit d’une reconnaissance sur le territoire français, où les diplômes délivrés aux étudiants sont dûment validés. S’agissant de l’offre académique, l’UPRIM rassemble cinq filières d’études majeures, à savoir la gestion et le management, le commerce et le marketing, le droit, la communication ainsi que le secteur paramédical. L’établissement propose deux parcours d’apprentissage adaptables : un enseignement en présentiel destiné aux étudiants en formation initiale suivant les cours au quotidien, et une formation à distance conçue pour les apprenants cumulant deux cursus ou combinant emploi et études. Seule la filière paramédicale exige une présence physique en classe. La rentrée universitaire pour l’ensemble des programmes est fixée au mois de novembre.
Un rayonnement international affirmé avec les partenaires.
L’orientation et le coaching plutôt que la sélection stricte
L’Université privée de Madagascar (UPRIM) se distingue par sa politique de recrutement fondée sur une sélection sur dossier et un entretien individuel, à la différence de la majorité des établissements qui privilégient le concours d’entrée. Le directeur de l’école précise la philosophie de l’établissement : « Dès lors qu’un étudiant obtient son baccalauréat, il est légitime à poursuivre des études universitaires, l’examen du baccalauréat reposant sur des exigences équivalentes à celles d’un concours d’entrée. Lors de l’entretien de motivation et d’orientation proposé aux candidats en première année, nous les guidons vers la filière la mieux adaptée à leur profil afin d’éviter toute erreur de parcours. Notre rôle est d’assurer un véritable coaching auprès de l’élève », précise-t-il. Selon la responsable, l’objectif central réside dans le développement personnel et académique de l’étudiant plutôt que dans le simple affichage d’une image d’excellence.
En parallèle, Dr Haingo Nadia Rakotovaoarison a décroché un doctorat en sciences de l’éducation, une distinction qui vient concrétiser un parcours de plus de vingt ans dédié à l’enseignement et à la formation. Elle s’est notamment spécialisée dans le coaching et l’orientation des jeunes diplômés, avec un accent particulier sur l’insertion professionnelle rapide des sortants, dans un contexte national où le chômage des diplômés reste élevé à Madagascar. Son expertise vise ainsi à rendre les étudiants immédiatement opérationnels sur le marché du travail. Ces compétences acquises se reflètent aujourd’hui dans sa gestion de l’établissement, qui met un point d’honneur à promouvoir l’emploi des jeunes à travers le développement de partenariats variés et un accompagnement personnalisé lors du choix de leur filière.