
Madagascar entend faire de l’énergie solaire l’un des leviers majeurs de sa réponse à la crise énergétique.
Face aux besoins croissants de la population et aux difficultés persistantes d’accès à l’électricité, l’État mise sur une accélération de l’installation de centrales solaires afin de renforcer l’offre énergétique et d’améliorer l’accès des ménages, des entreprises et des services publics à une énergie plus stable. C’est dans cette perspective que s’est tenue, ce jour, la mobilisation autour des solutions solaires pour Madagascar. Cette initiative traduit la volonté du gouvernement de promouvoir une réponse durable, adaptée aux réalités nationales et capable de soutenir à la fois le développement économique et l’amélioration des conditions de vie.
Représentant le Premier ministre, chef du gouvernement, le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aimé Ramiarison Herinjatovo, a rappelé l’importance stratégique de l’énergie solaire dans la trajectoire de développement du pays. Dans son intervention, il a mis en avant trois dimensions essentielles.
La première concerne l’accélération économique. L’accès à une énergie fiable conditionne directement la production, la création d’emplois, la compétitivité des entreprises et l’accès aux services sociaux de base. Pour le gouvernement, l’énergie ne constitue donc pas seulement une infrastructure technique. Elle représente un facteur déterminant pour relancer l’économie et soutenir les secteurs productifs.
Vers du concret
La deuxième dimension porte sur les usages directs pour la population. Les solutions solaires peuvent répondre aux besoins des ménages, mais aussi des entreprises, des écoles, des hôpitaux et des collectivités. Elles offrent ainsi une réponse concrète aux difficultés rencontrées dans plusieurs zones, notamment celles encore insuffisamment desservies par le réseau électrique.
La troisième dimension est liée à la résilience face aux chocs internationaux. Dans un contexte marqué par la volatilité des prix de l’énergie et les tensions sur les marchés mondiaux, le recours accru au solaire permettrait de réduire certaines dépendances et de renforcer la sécurité énergétique du pays.
Cette orientation bénéficie également de l’appui des partenaires techniques et financiers. Le ministre a notamment cité la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, engagées à travers la Mission 300, une initiative visant à élargir l’accès à l’électricité en Afrique subsaharienne, dont Madagascar.
À travers cette mobilisation, l’État entend donc créer les conditions d’un passage à l’échelle. L’objectif est désormais de transformer l’engagement politique et le soutien des partenaires en projets concrets, capables d’apporter une énergie accessible, durable et utile à la population comme à l’économie nationale.
Antsa R.




