Au niveau national, l’indice synthétique de fécondité est de 4,5 enfants par femme d’après une courte publication effectuée par L’Institut national de la statistique (Instat).
« Le niveau de fécondité a toujours été élevé, et ce, depuis 1992 jusqu’à nos jours, bien qu’il suive une tendance à la baisse ». C’est ce que nous révèle l’Institut national de la statistique dans une publication effectuée vers la fin de la semaine dernière. En effet, selon l’institut, « l’indice synthétique de fécondité est de 4,5 enfants par femme ». Ainsi, la région Androy est en tête de liste avec un indice de 6,2 enfants par femme, suivie respectivement par la Sava (5,4) ; Melaky (5,3) et l’Atsimo Atsinanana (5,1). L’Instat révèle également que la région Analamanga affiche le plus faible indice avec 3,3 enfants par femme. Ce qui est proche de l’objectif fixé par les autorités malgaches d’arriver à 3,0 enfants par femme. Par ailleurs, l’indice serait plus élevé chez les adolescentes. Outre l’indice synthétique de fécondité, l’Instat fait également savoir que 408 mères sur 100 000 naissances vivantes ont été déclarées décédées des suites de complications liées à la grossesse ou à l’accouchement, selon des données recueillies en 2018.
A faire. L’objectif d’atteindre 3,0 enfants par femme ne pourrait être atteint sans des efforts considérables des acteurs, entre autres, en matière de planning familial. En effet, selon la publication de l’Instat, « 40,5% des femmes âgées de 15 à 49 ans mariées ou en union utilisent une méthode de contraception moderne ». Un taux qui aurait connu une hausse progressive et soutenue depuis les années 1990. Le chiffre serait passé de 5% à 10% entre 1992 et 1997, puis de 18,3% en 2003 pour atteindre la valeur actuelle de 40,5%. L’objectif fixé par l’État malgache étant un taux d’utilisation de 60 %. Les besoins exprimés et non satisfaits en matière de planification familiale sont actuellement de l’ordre de 18,4%. Ce qui « indique que la volonté d’utiliser ces méthodes est prometteuse au sein des femmes concernées (en union). Rappelons que les objectifs des autorités est de réduire ce taux jusqu’à 8% ».
José Belalahy


