Le téléphone mobile de marque iPhone appartenant à Stéphanie demeure introuvable, bien que son corps ait été localisé grâce à la géolocalisation de ce même appareil. Par ailleurs, son compte Facebook a été désactivé, soulevant deux pistes particulièrement suspectes dans cette affaire encore largement ouverte. Qui pourrait tirer avantage de cette situation ? Sur les réseaux sociaux, l’identité d’un homme a été dévoilée : il serait un proche de certains membres du groupe impliqué. Du côté d’Anosy, le dossier a été transmis au parquet hier. Il reste à savoir si le ministère public décidera de prolonger l’enquête, éventuellement avec une dérogation judiciaire. Sur Internet, les opinions sont partagées entre ceux qui parlent d’exécution sommaire et ceux qui félicitent les forces de l’ordre pour avoir mis fin aux agissements de ces jeunes criminels. Les familles des quatre jeunes hommes décédés n’ont pas encore récupéré les corps, probablement par crainte d’éventuelles représailles populaires. Les dépouilles sont conservées à la morgue de l’HJRA. La presse internationale commence à s’intéresser à ce fait divers, rapidement devenu une affaire nationale. La rapidité des événements, relayée presque en temps réel sur les réseaux sociaux, a contribué à rendre cette affaire virale. La diffusion prématurée de vidéos, avant et pendant la phase d’enquête préliminaire, a capté l’attention du public, faisant de l’affaire Ambohimanga l’une des plus suivies du moment. Ces jeunes auraient-ils été commandités ? Cette question reste pour l’instant sans réponse, d’autant plus que les principaux accusés sont tous décédés.
D.R




