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mardi, septembre 15, 2026
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Affaire Antoine Rajerison : Tsimbazaza dément toute levée d’immunité

Des députés de l’Assemblée nationale réagissent sur l’affaire Antoine Rajerison.

Face aux rumeurs de levée d’immunité du député d’Arivonimamo sur les réseaux sociaux, la Chambre basse dément formellement une intoxication sur fond de calculs politiques.

La tempête aura finalement fait long feu. Les bruits de couloir annonçant la fin de la protection parlementaire d’Antoine Rajerison ont été balayés d’un revers de main par ses pairs. Hier, le premier questeur de l’Assemblée nationale et député Tiako i Madagasikara, Rina Randriamasinoro, a tenu à clarifier la situation : « Jusqu’à présent, l’affaire concernant la demande de levée de l’immunité parlementaire du député élu à Arivonimamo n’est pas encore passée devant le Bureau permanent ». Un rappel à l’ordre technique qui désamorce la psychose.

Ambiance

Avant lui, le député d’Ifanadiana, Hajanirina Dinah Manantenasoa, avait lui aussi apporté une nuance de taille. « C’est une chose, ce qui est accepté par les députés de l’Assemblée nationale, et c’en est une autre, ce qui est accepté par le Bureau permanent », a-t-il précisé. Ce quiproquo jette une lumière crue sur l’ambiance qui prévaut à l’intérieur d’une institution déjà échaudée par les suspicions d’intérêts personnels. Soupçonné par certains de financer la déstabilisation du régime, l’élu d’Arivonimamo n’a pas attendu pour répliquer, mobilisant massivement ses partisans à Manalalondo.

Respect des textes

Face à ce début d’incendie, le président de l’Assemblée nationale, Siteny Randrianasoloniaiko, a choisi de jouer la carte du strict respect des textes. Le patron de Tsimbazaza a martelé que l’institution ne fléchirait que devant la Loi fondamentale : « Nous ne suivrons pas les erreurs commises par le passé, où des députés ont été arrêtés en pleine session ordinaire. Ces violations de la Constitution ne doivent plus se répéter », a-t-il prévenu, arborant une posture de garant de l’État de droit. Une manière habile de se retrancher derrière l’article 73 de la Constitution, qui sanctuarise les parlementaires durant les sessions, hors cas de flagrant délit.

Rétropédalage

Reste une question : qui avait intérêt à propager cette fausse information ? Pour de nombreux observateurs, ce revirement ressemble fort à un rétropédalage stratégique après la démonstration de force orchestrée samedi par l’élu à Manalalondo. Cette affaire rappelle, en tout cas, le poids politique d’Antoine Rajerison. Son parti, le FIVOI, s’impose aujourd’hui comme la seule formation alternative ayant fait trembler la plateforme présidentielle IRMAR lors des dernières communales, talonnant de près le TIM. Une force émergente qui n’a pas fini d’agiter les états-majors politiques.

Julien R.

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