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dimanche, novembre 8, 2026
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Affaire Boeing 777 : Le procès renvoyé au 27 octobre, 6 personnes en liberté provisoire

Coup d’envoi du procès dit « Triple 7 » hier au Pôle anti-corruption (PAC). À l’issue de la première audience, le tribunal a décidé de renvoyer l’affaire au 27 octobre prochain, « en attente de l’original de la citation de l’ACM et de Ravatomanga et des résultats des analyses forensiques », selon le PAC.

Selon les informations communiquées lors de l’audience, 33 personnes sont poursuivies dans ce dossier. Vingt-et-une étaient présentes devant la juridiction lors de cette première audience. Parmi les absents figure Maminiaina Ravatomanga, qui demeure détenu à Maurice dans le cadre d’une procédure distincte. L’ancien président du Sénat, Richard Ravalomanana, et l’ancien ministre des Transports et de la Météorologie, Valéry Ramonjavelo, tous deux placés sous mandat de dépôt dans le cadre de cette affaire, étaient présents à l’audience, sous escorte d’agents pénitentiaires.

La question de la détention a également occupé une partie de l’audience. Dix-huit prévenus ont sollicité une mise en liberté provisoire. Six ont obtenu cette mesure, dans l’attente de la poursuite de la procédure et de leur jugement. Cette décision ne préjuge en rien de l’issue du procès. La liberté provisoire constitue une mesure procédurale et ne vaut ni relaxe ni acquittement. De même, le placement sous mandat de dépôt des autres prévenus concernés ne constitue pas, à lui seul, une déclaration de culpabilité.

Le dossier porte notamment sur les conditions entourant l’acquisition et le transfert de cinq Boeing 777, dans le cadre d’un projet impliquant Madagascar, avant leur acheminement vers l’Iran. Les conditions dans lesquelles ces appareils ont été transférés, ainsi que la délivrance et l’utilisation de différents documents administratifs et aéronautiques, figurent parmi les éléments soumis à l’examen de la justice. À ce stade, il convient toutefois de distinguer les faits faisant l’objet des poursuites de ceux qui seraient définitivement établis. C’est précisément l’objet du débat judiciaire que de déterminer la matérialité des faits, leur éventuelle qualification pénale et, le cas échéant, la responsabilité de chacune des personnes poursuivies.

Les poursuites engagées dans cette affaire portent, selon les éléments communiqués sur le dossier, sur plusieurs qualifications pénales, notamment l’atteinte à la sûreté de l’État, l’abus de fonction, la corruption, le blanchiment de capitaux, l’association de malfaiteurs, le faux et usage de faux, ainsi que l’usurpation de fonction.

Plusieurs personnalités publiques de l’ancien régime figurent parmi les personnes poursuivies, dont Richard Ravalomanana, Valéry Ramonjavelo et l’ancien directeur général de l’Aviation civile de Madagascar, Gervais Damasy. Leur présence dans la procédure ne permet pas, à elle seule, de tirer une conclusion sur leur responsabilité pénale. Celle-ci devra être appréciée individuellement par la juridiction, à partir des éléments du dossier et des débats contradictoires.

Le renvoi au 27 octobre marque une nouvelle étape procédurale, mais le tribunal n’a pas encore tranché la question de la responsabilité pénale des personnes poursuivies. La prochaine audience devra permettre la poursuite des débats et l’examen des différents éléments du dossier, dans le respect des droits de la défense et du principe du contradictoire. L’affaire « Triple 7 » reste ainsi une procédure judiciaire en cours. Les faits reprochés, leur qualification et la responsabilité éventuelle de chacun devront être établis au terme du processus judiciaire.

D.R

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1 COMMENTAIRE

  1. « Je suis un investisseur et non un criminel » dixit Pierre Bleue l’oligarque mafieux , bien voyons alors les faits : Une stratégie de contournement à grande échelle qui permet de replacer dans son véritable contexte géopolitique le rôle central joué par Mamy Ravatomanga et les réseaux malgaches. Loin d’être un simple fait divers de délinquance financière locale, l’implication du milliardaire malgache s’inscrit directement dans la grande machinerie. Trois liens majeurs connectent l’enquête qui vaut aujourd’hui à Ravatomanga d’être incarcéré à l’île Maurice et visé par des enquêtes internationales (FBI, Parquet national financier français, FCC mauricienne). Le Trésor américain cible sans répit les intermédiaires (notamment en Turquie et aux Émirats arabes unis) qui aident Mahan Air à acquérir clandestinement des avions de ligne d’occasion. C’est exactement le même modus operandi qui a été opéré à Madagascar. Pour le compte de Mahan Air de l’IRAN , la société écran Udaan Aviation (basée à Antananarivo et étroitement liée aux réseaux de Ravatomanga) a servi de façade parfaite pour récupérer cinq Boeing 777-200. Grâce à des certificats d’immatriculation temporaires frauduleux délivrés par l’Aviation Civile de Madagascar (ACM). Une épée de Damoclès est brandie par les États-Unis ce qui explique la réaction en chaîne des autorités judiciaires à Madagascar et dans la région. Craignant des représailles économiques dévastatrices par Trump (notamment sur les exportations vitales comme la vanille) et sous la pression conjointe du FBI et des diplomaties internationales, la puissance politique de Ravatomanga s’est effondrée . C’est ce durcissement global qui a conduit à sa fuite en octobre 2025 vers l’île Maurice, à l’émission d’une notice rouge d’Interpol, et à son incarcération actuelle. En facilitant l’immatriculation et le transit de ces gros-porteurs par le biais de structures malgaches, les accusations qui pèsent sur l’homme d’affaires dépassent de loin le blanchiment d’argent ou la corruption. Mamy Ravatomanga se retrouve de fait englué dans un dossier de sécurité nationale globale, soupçonné d’avoir fourni une couverture légale éphémère à la logistique militaire d’un régime sous embargo international. En se positionnant au cœur de ce trafic, Mamy Ravatomanga a fait basculer la Grande Île dans le viseur des plus grandes puissances mondiales (États-Unis, France, Israël), transformant une combine aéronautique locale en une affaire d’État géopolitique majeure.
    Mais deux hommes restent aussi fortement impliqués dans cette affaire étant à la tête de l’exécutif : Andry Rajoelina et Ntsay Christian dans ce scandale “ be vata ” d’un régime corrompu , mafieux et voyou

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