
L’audience relative à l’affaire de fuite de sujets au concours d’entrée à l’École nationale de la magistrature et des greffes (ENMG) s’est tenue hier devant le Pôle anti-corruption (PAC). Les personnes poursuivies dans cette affaire ont comparu devant les juges du PAC. Les six prévenus comprennent trois membres du personnel de soutien de l’ENMG ainsi que trois autres personnes du côté des candidats, dont un parent de candidat, certains ayant déjà été placés en détention provisoire à la prison d’Avaradrano.
Reprographie. Les mis en cause sont poursuivis pour des faits d’abus de fonction, de corruption passive, d’intermédiaire de corruption active, de bénéficiaire de corruption et de favoritisme. Au cours de l’audience, l’agent impliqué dans la reprographie a reconnu avoir divulgué le sujet entre 6 h 30 et 7 h du matin. Selon les éléments évoqués devant la juridiction, les sujets auraient été transmis à quatre personnes contre une somme d’un million d’ariary.
Acte isolé. Les autres prévenus ont toutefois nié avoir reçu des sujets provenant du service de reprographie. Les candidats poursuivis dans cette affaire ne figureraient d’ailleurs pas parmi les admissibles au concours. Les débats ont ainsi mis en avant la thèse d’un acte isolé et opportuniste, plutôt qu’une fuite généralisée des sujets. Plusieurs admissibles ont, de leur côté, souhaité l’application du principe d’individualisation des peines, ainsi que la poursuite des épreuves orales. Le verdict du Pôle anti-corruption est attendu le 26 mai prochain.
Recueillis par Nadia R.


