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mercredi, octobre 28, 2026
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Agriculture : Cri de détresse des paysans face au déclin de la filière orge

L’avenir de la filière orge est entre les mains du régime de la Refondation

La filière orge est en danger. Dans le Vakinankaratra, plus particulièrement, les paysans lancent un cri de détresse auprès des autorités afin que ces dernières prennent les dispositions nécessaires pour sauver cette filière, qui joue un rôle socioéconomique non négligeable.

À Ambano, où les récoltes sont actuellement en cours, le désarroi des producteurs est manifeste. La diminution des quantités collectées par Malto cette année a des répercussions sur leurs décisions de production, les obligeant à réduire les superficies consacrées à l’orge.

Solutions concrètes

« Cette année, nous, les producteurs, traversons une période très difficile », témoigne Jean-Rémi Rafanomezantsoa, producteur d’orge dans le district d’Antsirabe II. Il explique que, pour une parcelle de cinq ares, la quantité prévue dans le contrat est passée de 80 kg l’année dernière à 52 kg cette année. « Cette évolution, associée aux difficultés rencontrées sur le terrain, a conduit plusieurs agriculteurs à revoir leurs superficies à la baisse », précise l’agriculteur, qui se plaint également de l’insécurité qui sévit dans la zone. Certains agriculteurs déclarent être victimes de vols de récoltes et doivent surveiller leurs parcelles jour et nuit. Une charge supplémentaire qui mobilise du temps et engendre des dépenses, alors même que les revenus tirés de la culture sont déjà fragilisés.

Face à cette situation, les producteurs d’Ambano sollicitent l’intervention des pouvoirs publics. Ils en appellent au Président de la Refondation, au gouvernement, aux responsables du secteur agricole, mais également aux élus, notamment aux députés, afin que leurs difficultés soient entendues et que des solutions concrètes soient recherchées. « Nous avons entendu les promesses qui nous ont été faites concernant la prise en compte de notre situation », souligne Vololona, productrice d’orge dans la commune d’Ambano. Elle demande aux autorités de leur accorder une attention particulière et insiste sur la nécessité de traduire les engagements annoncés en actions tangibles. Au-delà des réponses immédiates, la situation soulève la question d’un accompagnement durable de la filière. Une concertation entre les producteurs, Malto et les autorités pourrait notamment permettre d’examiner les difficultés liées aux rendements, aux engagements contractuels, aux conditions de collecte et à la sécurisation des cultures.

Filière vitale

En somme, l’avenir de la filière orge est entre les mains du régime de la Refondation, qui doit démontrer sa capacité à résoudre les problèmes quotidiens des citoyens, surtout quand il s’agit d’une filière vitale pour plusieurs régions. Introduite à Madagascar en 1976 auprès des agriculteurs de la Haute Matsiatra, du Vakinankaratra et de l’Amoron’i Mania, la culture de l’orge s’est progressivement inscrite dans l’économie agricole de ces régions. Près de cinq décennies plus tard, cette filière représente toujours une activité génératrice de revenus pour de nombreux ménages ruraux, tout en contribuant à l’approvisionnement de l’industrie brassicole. Mais les chiffres de 2026 témoignent d’un recul préoccupant. Les superficies consacrées à cette culture sont passées de 2 200 à 1 600 hectares, soit une diminution d’environ 27 %. Dans le même temps, le nombre de producteurs est tombé de 20 000 en 2025 à 15 000 en 2026, soit une baisse de 25 %. Ces évolutions traduisent une contraction de la base productive qui mérite une attention particulière de la part des pouvoirs publics et des acteurs de la filière.

R.Edmond.

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1 COMMENTAIRE

  1. mmh, 5 ares = 500 m², donc 0.05 ha., ce n’est pas un champ, mais un bout de terrain.
    OK; prenons le taille donné (5 ares) donc le rendement est passé à l’année de 1 tonne 600 kg par héctare (80 kg/(ares) a 52 kg/5 ares = 1.040 kg / hectare

    (Note: Vous ecriviez: « pour une parcelle de cinq ares, la quantité prévue dans le contrat est passée de 80 kg l’année dernière à 52 kg )

    mmh, c’est rien de tout. Malto ecrive dans un pdf ‘4.5 tons par héctare. Ou est le probleme? Ou les rendement est vraiment trop basse, ou il y a un erreur dans les calculs, ou données?

    En Europe centrale (Allemagne) l’hectar irrigué donne en moyen: 7,2 tons par hectar, donc 4.5 à 7 x fois supérieure, et en plus, sur des terrains irrigués (50- 60 % plus bas sur des non-irrigués) et en plus vous risquez de vous faire voler une partie.

    Au Brésil la rentablité est plus basse qu »en Europe, notamment parce que des parcelles ne sont pas irrigués:, mais le sol et le clima sont très semblable à Madagascar (acidité) , et aussi les contraints:
    * au Paraná – Productivité: 3.236 kg/ha
    * Rio Grande do Sul – Productivité: 1.767 kg/ha
    * São Paulo – (Productivité: 5.435 kg/ha )
    * *Santa Catarina – Productivité: 2.429 kg/ha

    mmh, cette « parcelle » de 500 m², abandonnez la, certainement il y a un tsiny dessus, et le sous-sol est plein d’amethistes et rubies !

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