
Former tous les principaux acteurs œuvrant dans l’exportation des produits végétaux sur les nouvelles réglementations européennes régissant les conditions d’accès au marché en matière phytosanitaire, sanitaire et pour l’agriculture biologique. Tel est l’objectif assigné par le ministère chargé de l’Agriculture et de l’Elevage et le programme Rindra financé par l’Union européenne, dans le cadre du 11è FED en organisant conjointement des ateliers d’information dans les régions à forte potentialité agricole. On peut citer, entre autres, la région Boeny réputée pour sa production de grains secs dont le black eyes, les régions Atsinanana et Analanjirofo renommées pour leur production de girofle et de litchi, et la région de Sava en tant que grande productrice de vanille, sans oublier la région Analamanga qui développe l’agriculture biologique. Et tout récemment, les acteurs travaillant dans la filière cacao qui fait la réputation d’Ambanja, ont également bénéficié de cette formation.
Pertes liées au refoulement. Mais à l’issue de ces différents ateliers d’information, il a été évoqué lors des discussions entre toutes les parties prenantes que les producteurs utilisent des intrants agricoles chimiques à fort dosage. À titre d’illustration, si les fréquences d’utilisation des pesticides et des engrais chimiques sont normalement limitées à deux fois par an, cela est passée à six fois en raison d’une forte campagne de sensibilisation effectuée par certains revendeurs ou techniciens agricoles. Cette pratique détruit les cultures et, partant, l’environnement au fil du temps, sans oublier les effets néfastes sur la fertilité des sols ainsi que la santé des consommateurs et des animaux. Les pertes non négligeables liées au refoulement des produits agricoles destinées à l’exportation ne sont pas en reste étant donné que ceux-ci ne respectent plus les normes sanitaires et phytosanitaires exigées sur le marché de l’Union européenne. Face à cette situation, une centaine d’acteurs, représentant les producteurs, les collecteurs, les exportateurs et les revendeurs d’intrants chimiques ont été formés sur les doses de produits chimiques à utiliser sur les plantations afin de ne pas dépasser le seuil inscrit dans les nouvelles réglementations européennes. Il est à noter que les résolutions émises à l’issue de ces différents ateliers seront soumises aux autorités compétentes.
Navalona R.


