
D’aucuns reconnaissent les effets néfastes de l’utilisation des produits chimiques dans le secteur agricole, surtout sur la qualité des sols et la santé des consommateurs. C’est la raison pour laquelle « nous faisons un lobbying auprès de l’État pour une vulgarisation à outrance de la technique de l’agroécologie à Madagascar, d’autant plus que les partenaires sont nombreux à s’y mettre », a déclaré Yolande Leondaris Razafindrakoto, cheffe de mission au sein du programme AFAFI-Centre, lors de la Journée de la Femme et de l’Agroécologie, célébrée durant deux jours au jardin d’Antaninarenina.
Plus motivées
Cette dernière a précisé qu’une stratégie doit être adoptée à cet effet. « Cette technique agroécologique est à la portée des producteurs étant donné que leur coût de production diminue. Nombreux sont également les paysans qui maîtrisent de bonnes pratiques agricoles permettant de lutter contre les maladies et les insectes infestant les cultures. Dans le cadre de cet événement, les femmes productrices sont sensibilisées, car elles sont plus motivées à se lancer dans l’agroécologie par souci pour la santé de leurs familles et de leur progéniture. Si les clients internationaux ne veulent consommer que des produits bio, les consommateurs malgaches doivent également pouvoir en faire autant via l’agroécologie », a-t-elle enchaîné.
Résilience
Le ministère de l’Agriculture et de l’Élevage, avec l’appui de ses partenaires, a ainsi organisé cette journée dédiée à la femme et à l’agroécologie pour faire connaître au grand public les produits agricoles et d’élevage issus de cette pratique. Divers acteurs œuvrant dans le secteur y ont érigé leurs stands. Le développement de la formation en la matière n’est pas en reste. En effet, l’agroécologie contribue également à renforcer la résilience face au changement climatique tout en améliorant la sécurité alimentaire.
Navalona R.




