Claudine Razaimamonjy continue de faire parler d’elle nonobstant le fait qu’elle ne se trouve plus (du moins, pour l’instant) sur le territoire malgache. L’AKFM (Antokon’ny Kongresin’ny Fahaleovantenan’i Madagasikara) figure parmi ceux qui ne peuvent rester muets par rapport à cette situation. Les responsables ont, justement, sorti un communiqué y afférent mettant en relief la négation de l’impunité. «Nous encourageons les organes de lutte contre la corruption dans leur mission et surtout à ne pas se plier devant la recherche de la vérité », lit-on dans ce communiqué. Sans faire allusion aucune, il est parfaitement clair que l’AKFM insinue l’affaire Claudine Razaimamonjy.
Etat voyou. La situation actuelle, selon ce parti, pousse à soulever que « nous sommes dans un Etat voyou ». En effet, la mauvaise gestion du pays et la corruption généralisée ne sont autres que le résultat de « l’incapacité des dirigeants à assurer leurs responsabilités », marque l’AKFM. Par ailleurs, concernant Claudine Razaimamonjy qui a pu s’évader malgré l’IST (Interdiction de Sortie du Territoire) et le mandat de dépôt à son encontre, l’AKFM dénonce l’impunité que l’on veut perpétuer à Madagascar. « Nous n’approuverons jamais toute tentative de faire régner l’impunité. La corruption – dont la lutte devrait être renforcée – est un fléau qui neutralise l’Etat et les collectivités locales décentralisées », annonce-t-il avant de mobiliser les Malgaches à « se rendre compte qu’entre impunité et origines, il y a beaucoup de différences, car tout le monde est soumis aux mêmes textes de lois. En d’autres termes, personne n’est au-dessus de la loi, donc l’impunité est à bannir ».
Recueillis par Aina Bovel




