
Quatre bovins, dont trois veaux, ont été dérobés dans deux localités du district d’Ambatolampy au cours de deux nuits successives. Les auteurs ont opéré discrètement, à l’insu des propriétaires, une pratique qui suscite de nouvelles inquiétudes chez les éleveurs.
Les vols de bétail se succèdent dans le district d’Ambatolampy. En l’espace de deux nuits, quatre bovins ont disparu dans des circonstances similaires, les voleurs ayant profité de l’obscurité pour s’emparer des animaux sans éveiller les soupçons. Le premier cas a été signalé le 26 octobre à Andasindraininivo, dans le fokontany d’Ankazomena, commune rurale de Tsinjoarivo. Dans la nuit du 25 au 26 octobre, une vache et son veau mâle ont disparu de leur parc. Leur disparition n’a été constatée qu’au petit matin, lorsque le propriétaire a découvert que les deux animaux n’étaient plus à leur place. Alertée, la gendarmerie a confié les recherches et l’enquête au poste avancé d’Antsapandrano. Deux jours plus tard, un autre vol a été constaté à Ankidondona II, dans la commune urbaine d’Ambatolampy. Dans la nuit du 27 au 28 octobre, deux veaux ont été subtilisés dans un parc situé à proximité de l’habitation de leur propriétaire. Informés vers 6 h 30, les gendarmes d’Ambatolampy se sont rendus sur les lieux pour engager les recherches.
Fait inquiétant
Cette succession de vols est particulièrement préoccupante pour les éleveurs, dans un district où l’élevage bovin constitue une activité économique importante. À Madagascar, les bœufs représentent bien plus qu’un simple cheptel : ils constituent une forme d’épargne, un patrimoine familial, une source de revenus et un moyen de traction pour les travaux agricoles. La perte de quelques animaux peut ainsi anéantir plusieurs années d’efforts et fragiliser considérablement les ménages concernés. Dans un contexte où la filière reste confrontée à des difficultés liées à la productivité, à la santé animale et à l’organisation, la sécurisation du cheptel demeure un enjeu majeur pour les éleveurs. Sur le plan judiciaire, toutefois, le vol de bœufs fait l’objet d’une répression particulièrement sévère à Madagascar. L’ordonnance n°60-106 du 27 septembre 1960, renforcée par la loi n°2025-001, prévoit notamment des peines de 15 à 30 ans de travaux forcés pour le vol de bovins dans les conditions définies par le texte. Les complices et les personnes impliquées dans le recel des animaux volés s’exposent également à de lourdes sanctions.
T.M.



