
Au-delà de la production et de l’exportation de nickel et de cobalt, la contribution d’une compagnie minière à l’économie nationale se mesure également à travers ses retombées sur les communautés riveraines.
C’est le cas, par exemple, d’Ambatovy qui, malgré les aléas conjoncturels du secteur minier, poursuit les actions de proximité menées dans ses zones d’intervention. Une manière de démontrer l’importance des investissements sociétaux et environnementaux dans la contribution d’un grand projet industriel au développement socioéconomique du pays.
À Moramanga comme à Toamasina, Ambatovy poursuit, en effet, ses initiatives en matière de sécurité des populations et de préservation de la biodiversité. En septembre et octobre 2026, la compagnie a ainsi conduit, en collaboration avec les circonscriptions scolaires (CISCO) concernées et la société Madarail, des campagnes de sensibilisation à la sécurité routière et ferroviaire auprès de 60 établissements scolaires. À Moramanga et dans ses environs, 34 écoles ont bénéficié de formations consacrées aux comportements à adopter face aux dangers de la circulation. À Toamasina, 26 établissements situés le long des voies ferrées reliant le port à l’usine d’Ambatovy ont été concernés par des actions de prévention des risques ferroviaires. Ces initiatives répondent à des enjeux concrets pour les communautés vivant à proximité des infrastructures industrielles et de transport. Elles contribuent à familiariser les élèves avec les règles de prudence et à développer une culture de la prévention dès le plus jeune âge. La démarche présente également un intérêt pour les établissements scolaires situés près des axes routiers ou ferroviaires, où la sensibilisation aux risques constitue un enjeu quotidien.
L’action de la compagnie ne se limite pas à la sécurité des populations. La préservation du patrimoine naturel constitue un autre axe de ses interventions, notamment dans les forêts entourant son site minier de Moramanga. Sa participation à la cinquième édition du Festival Indri Indri, organisée à Andasibe les 25, 26 et 27 septembre derniers, a permis de présenter au public les mesures mises en œuvre pour préserver les populations de lémuriens vivant dans la forêt d’Ambatovy. Le programme concerne onze espèces et comprend notamment le sauvetage des animaux dans les zones de défrichement, leur transfert vers des zones de conservation, la surveillance biomédicale ainsi que le suivi démographique des populations. Parmi les espèces concernées figurent l’Indri indri, ou babakoto, et le Propithecus diadema, ou sifaka, classés en danger critique d’extinction par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Ces mesures prennent ainsi une dimension particulière dans un pays dont la biodiversité constitue un patrimoine naturel majeur, mais demeure exposée à de fortes pressions.
R.Edmond




