
Une découverte macabre vient, une nouvelle fois, rappeler la recrudescence des profanations de tombes observée ces derniers temps dans le district d’Ambohidratrimo. Cette fois, trois sépultures ont été profanées dans le fokontany d’Ambato, commune d’Ambato. Les auteurs ont forcé les caveaux avant de s’emparer d’une partie des ossements qui s’y trouvaient, ravivant l’inquiétude face à la recrudescence de ce phénomène ces derniers mois. Les faits ont été signalés dans la soirée du 29 juin 2026 par le chef fokontany d’Ambato au poste avancé de la Gendarmerie de Merimandroso. Alertés, les gendarmes se sont immédiatement rendus sur les lieux, situés à une trentaine de kilomètres de leur unité, en compagnie des autorités locales, des membres du quartier mobile, des propriétaires des sépultures concernées et de plusieurs habitants.
Les constatations ont révélé que trois tombeaux, distants d’une cinquantaine de mètres les uns des autres, avaient été forcés. Dans le premier caveau reposaient douze défunts. Le deuxième en abritait cinq mais, selon les propriétaires, seuls deux corps y étaient encore présents au moment des constatations, laissant supposer que des ossements de trois dépouilles avaient disparu. En revanche, aucun ossement n’aurait été emporté dans le troisième tombeau, le dernier défunt qui y repose ayant été inhumé récemment.
Ce nouvel acte de profanation vient s’ajouter à une série de faits similaires enregistrés dans différentes régions du pays. Si les motivations des auteurs restent à déterminer dans cette affaire, ces vols d’ossements suscitent une profonde émotion au sein des familles et des communautés, tant ils portent atteinte au respect dû aux défunts et aux traditions funéraires malgaches. Ainsi, les propriétaires des sépultures ont été invités à déposer plainte contre X. Les habitants, de leur côté, ont été appelés à redoubler de vigilance en surveillant les caveaux familiaux. Une enquête a été ouverte par la Gendarmerie afin d’identifier les auteurs et de faire toute la lumière sur cette nouvelle affaire.
T.M.





