
Les gendarmes de la brigade territoriale d’Andriba ne chôment pas. Leur travail, mené jour et nuit, vient de porter ses fruits. Plusieurs armes à feu et un lot de munitions détenus sans papiers en règle ont été saisis, et plusieurs personnes ont été arrêtées. Les enquêteurs soupçonnent un réseau de trafiquants d’armes.
Tout a commencé le 27 octobre 2026, vers 11 heures, lorsque les gendarmes ont eu vent d’une information capitale laissant entendre qu’un réseau de trafiquants d’armes sévissait dans ce village. En effet, un individu désireux d’acquérir des armes venait de s’en procurer une via ce réseau. Selon les informations recueillies, l’essai de cette arme nouvellement acquise a alerté le voisinage. Soucieux de leur sécurité, les habitants ont averti la gendarmerie locale. Plusieurs éléments des forces de l’ordre ont fait une descente au domicile de l’homme et l’ont interpellé, l’arme en question ne disposant d’aucun document légal. L’opération a mis les enquêteurs sur la bonne piste.
Après une enquête et avec l’autorisation du parquet, les gendarmes ont perquisitionné plusieurs habitations repérées dans le fokontany. C’est au domicile d’une femme qu’a été faite la découverte la plus surprenante en matière d’arsenal illégal : deux fusils de calibre 12, trois pistolets de marque « Beretta » et de nombreuses munitions. Le décompte est impressionnant : 153 cartouches de calibres 16 et 12, une cartouche de calibre 12 déjà utilisée et douze cartouches de 7,65 mm.
De fil en aiguille, les arrestations se sont enchaînées. En tout, d’après les informations reçues, onze personnes impliquées dans cette affaire et soupçonnées d’appartenir au réseau ont été arrêtées et placées en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie. Parmi elles, un enseignant et un adjoint d’un élu local.
Mardi dernier, le dossier a été transmis à la justice. Déférés au parquet, les suspects ont été placés sous mandat de dépôt à la maison centrale d’Ambodimadiro, en attendant d’être jugés. Dans la foulée, la gendarmerie nationale n’a pas manqué de lancer un appel à la population. Elle sollicite la collaboration de chacun et demande aux citoyens de lui transmettre tout renseignement utile, afin de pouvoir intervenir sans délai.
m.L / Ratantely



