
La découverte du corps sans vie d’une jeune fille de 19 ans, dans la nuit du 12 avril à Antanetibe, fokontany de la commune d’Anjeva Gare, suscite une vive émotion. Très rapidement, les soupçons se sont orientés vers son compagnon, actuellement placé en garde à vue.
Alertés vers 22 heures par un habitant, les gendarmes du poste avancé d’Anjeva Gare, accompagnés d’un médecin du CSB II, se sont rendus sur les lieux. La victime a été retrouvée allongée sur le dos, près de son lit, à l’intérieur d’une maison sens dessus dessous. Malgré le désordre constaté, aucun objet de valeur n’aurait été emporté. Les constatations médico-légales font état de traces de violences au niveau du visage, avec du sang visible autour de la bouche et des yeux, ainsi que des blessures aux membres. D’après le médecin, la mort serait consécutive à une asphyxie, la bouche ayant été obstruée à l’aide d’un tissu. À ce stade, aucune trace de viol n’a été relevée. Sur place, plusieurs éléments troublants ont rapidement retenu l’attention des enquêteurs. Le téléphone du compagnon a été retrouvé dans la maison, tandis que celui de la victime reste introuvable. Plus encore, des accessoires appartenant à ce dernier, dont une « power bank » et un câble, ont été découverts en sa possession. Interpellé par les riverains avant l’arrivée des gendarmes, le jeune homme de 21 ans a reconnu s’être rendu chez la victime après des échanges de messages dans la soirée. Il aurait indiqué que la porte n’était pas verrouillée et qu’il serait entré discrètement. Les enquêteurs ont également noté son état d’ébriété au moment des faits. Face à ces éléments concordants, le compagnon apparaît comme le principal suspect dans cette affaire, bien que l’enquête se poursuive pour confirmer ou infirmer cette hypothèse. Un autre jeune homme, âgé de 21 ans et présenté comme l’ancien petit ami de la victime, se trouvait également sur les lieux. Submergé par l’émotion, il a fondu en larmes avant de perdre connaissance, nécessitant son évacuation vers le centre de santé où il est toujours pris en charge, sous la surveillance des forces de l’ordre. Notons que la victime, élève, vivait seule à son domicile. Son père, catéchiste résidant du côté de Mantasoa, ne lui rendait visite qu’épisodiquement. Grâce à l’intervention rapide des gendarmes, une tentative de vindicte populaire a pu être évitée. Le compagnon a été placé en garde à vue, tandis que les recherches se poursuivent, notamment pour retrouver le téléphone disparu et établir les circonstances exactes de ce drame. L’enquête reste ouverte.
T.M




