- Publicité -
vendredi, septembre 25, 2026
- Publicité -
AccueilFaits-DiversAnkadimbahoaka : Une femme arrêtée pour une vaste affaire d’escroquerie

Ankadimbahoaka : Une femme arrêtée pour une vaste affaire d’escroquerie

Arrêtée jeudi dernier à Ankadimbahoaka par les gendarmes du poste fixe d’Ambohimamory, une femme soupçonnée d’escroquerie fait l’objet de nombreuses plaintes. Une quinzaine d’opérateurs économiques se sont déjà manifestés et estiment leur préjudice cumulé à plus de 400 millions d’ariary.

L’affaire suscite de vives réactions dans le milieu des collecteurs et commerçants de produits locaux. Ce jeudi 16 juillet, une femme résidant à Sabotsy Namehana a été interpellée à Ankadimbahoaka par les gendarmes du poste fixe d’Ambohimamory, à la suite d’une plainte déposée par l’une de ses présumées victimes. Peu après son arrestation, de nombreuses personnes se sont présentées à la brigade pour dénoncer des faits similaires. Samedi dernier, quinze opérateurs économiques venus de différentes régions du pays ont ainsi livré leurs témoignages. Selon leurs déclarations, la suspecte aurait ciblé principalement les commerçants de produits agricoles et de première nécessité : riz, café, maïs, haricots ou encore produits de grande consommation. Les plaignants affirment qu’elle disposait d’un réseau chargé de repérer les arrivages de marchandises transportées par camion ou taxi-brousse vers Antananarivo. Une fois les fournisseurs identifiés, elle les contactait directement ou par l’intermédiaire de proches, en proposant des prix supérieurs aux cours du marché afin de gagner leur confiance. Le mode opératoire décrit par les victimes est presque toujours le même. Après avoir conclu un accord verbal, la femme demandait la livraison immédiate des marchandises, promettant un paiement rapide après des démarches bancaires prétendument en cours.

Villas meublées. Elle recevait les fournisseurs dans des villas meublées, louées pour l’occasion, donnant ainsi l’apparence d’une activité commerciale prospère. Une fois les produits récupérés, les versements promis tardaient à arriver ou se limitaient à de faibles avances, avant que les victimes ne perdent toute possibilité de recouvrer leur argent. Les témoignages recueillis font état de préjudices importants. Certains commerçants déclarent avoir perdu plusieurs tonnes de café, de riz ou de haricots, représentant des dizaines de millions d’ariary. D’autres affirment avoir reçu des chèques sans provision ou des garanties foncières qui se sont révélées sans valeur après vérification. Une victime explique notamment avoir accepté un terrain en garantie avant de découvrir qu’il appartenait en réalité à une autre entité. Les plaignants soutiennent que les agissements de la suspecte remonteraient à plusieurs années et qu’un grand nombre d’opérateurs économiques auraient déjà été touchés à travers le pays. Ils estiment que les pertes recensées auprès des quinze victimes identifiées dépassent déjà les 400 millions d’ariary, un montant qui pourrait être bien supérieur si d’autres personnes se manifestaient.

Face à cette situation, les victimes demandent l’application de sanctions exemplaires si les faits sont établis par la justice. Elles réclament également des mesures permettant de récupérer les sommes perdues, estimant que ces pratiques portent gravement atteinte à l’activité commerciale et à la confiance entre opérateurs économiques. L’enquête se poursuit sous la conduite de la gendarmerie afin de déterminer l’étendue exacte des faits reprochés à la suspecte et d’identifier d’éventuelles autres victimes.

T.M.

Suivez nous
502,213FansJ'aime
22,466SuiveursSuivre
8,516SuiveursSuivre
2,891AbonnésS'abonner
Articles qui pourraient vous intéresser

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici