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jeudi, septembre 3, 2026
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Anosizato-Andrefana : Un boucher attaqué au petit matin, 18 millions d’ariary dérobés

L’acte s’est passé sur cette portion de route.

Une nouvelle attaque armée ou assimilée vient de raviver les inquiétudes sur l’insécurité dans la capitale. Un boucher a été agressé tôt dans la matinée du 3 septembre à Anosizato-Andrefana, alors qu’il se rendait à l’abattoir. Les assaillants, au nombre de trois selon les premiers éléments, sont repartis avec une somme estimée à 18 millions d’ariary.

Il était environ 4 heures du matin lorsque trois individus ont pris pour cible un homme venu chercher de la viande à l’abattoir d’Anosizato-Andrefana. L’attaque s’est produite sur une portion de route sombre, à quelque 70 mètres du poste fixe de la Gendarmerie, alors même que la circulation commençait déjà à s’intensifier dans le secteur. Pris de court, le boucher aurait tenté de résister à ses agresseurs. Une altercation s’en est suivie, au cours de laquelle il a été légèrement blessé au visage. Les trois assaillants sont finalement parvenus à s’emparer de son sac, qui contenait près de 18 millions d’ariary, avant de prendre la fuite. Les circonstances exactes de l’attaque restent toutefois à établir. Selon le responsable du poste fixe d’Anosizato-Andrefana, la victime aurait indiqué que les agresseurs étaient munis de couteaux. L’utilisation d’une arme à feu n’est donc pas encore confirmée. Des habitants du voisinage affirment néanmoins avoir entendu trois détonations, accompagnées de lueurs ressemblant à des éclairs de pétards. Ces éléments devront être vérifiés par l’enquête afin de déterminer la nature exacte de ce qui a été utilisé par les assaillants. Face à la violence de la scène, les personnes présentes aux alentours n’ont pas osé intervenir tant que les agresseurs se trouvaient encore sur les lieux. Ce n’est qu’après leur fuite que la victime a pu chercher de l’aide.

Une heure pour se mettre à l’abri

Après l’attaque, le boucher ne s’est pas immédiatement rendu auprès des gendarmes. Selon ses explications, il aurait d’abord pris la fuite et trouvé refuge dans un endroit où il pouvait se protéger, avant de rejoindre le poste fixe de la Gendarmerie environ une heure plus tard. Une enquête a été ouverte afin de retrouver les trois individus impliqués et de faire toute la lumière sur cette attaque. Cette nouvelle affaire vient surtout rappeler la vulnérabilité de certains axes de la capitale aux premières heures de la journée, y compris dans des secteurs où la présence des forces de l’ordre est pourtant relativement proche. La sécurisation des itinéraires empruntés quotidiennement par les commerçants et autres travailleurs matinaux demeure ainsi un enjeu majeur face à la recrudescence des agressions.

T.M.

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