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samedi, octobre 3, 2026
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Antananarivo-ville : La population stressée par les délestages et les embouteillages


Ces fléaux ralentissent les activités économiques et freinent le développement de la capitale, mais ils provoquent également des effets psychologiques.

Tana suffoque

L’ouverture de la gare routière à Amoronankona, censée lutter contre l’anarchie et les désordres du côté du Fasan’ny Karana, a provoqué une autre problématique d’une envergure non-négligeable. En effet, cette décision ministérielle provoque des embouteillages monstres qui s’étendent jusque dans le centre-ville. Le By-Pass, une voie rapide construit pour désengorger la ville et fluidifier la circulation, est désormais devenu un véritable enfer pour les usagers de la route. L’axe Sud Iavoloha jusqu’à Amoronankona se fait en deux heures au minimum pendant les heures de pointe. Et ce, malgré les efforts considérables fournis par les éléments de la Police de la route dont la présence semble avoir été augmentée le long du By-Pass. Du côté de la nouvelle gare routière, le laxisme commence à se faire remarquer. Depuis quelques temps, les embouteillages touchent également le Rocade d’Iarivo surtout pendant les heures de pointe. Pour ce qui est du centre-ville, aucun axe n’est épargné en cette période de rentrée scolaire. A noter toutefois l’existence de plusieurs mesures et nouvelles organisations prises par la Commune Urbaine d’Antananarivo et par la Police nationale pour alléger les bouchons. Mais avec l’augmentation incessante et incontrôlable du nombre de voitures et des deux roues qui circulent dans les différents quartiers de la Ville des Mille, cela ne suffit pas.

Promesses non-tenues

Un autre phénomène favorise le stress des Tananariviens. Il s’agit du délestage qui fait son retour en force. En effet, un an après la montée au pouvoir du régime de la Refondation, ce fléau qui était pourtant à l’origine du soulèvement populaire ayant entraîné le renversement du régime Rajoelina est, encore bel et bien, présent dans le quotidien des Malagasy, particulièrement des Tananariviens qui font face à plusieurs coupures d’électricité allant parfois jusqu’à 4 heures sans lumière par jour. Pour l’heure, le délestage constitue une des promesses non-tenues qui risquent de ternir l’image des tenants du pouvoir. Pas plus tard qu’hier, la Compagnie Nationale d’Eau et d’Electricité de Madagascar (Jirama) a encore publié un programme de délestage tournant qui avait touché la plupart des zones desservies par le Réseau Interconnecté d’Antananarivo (RIA). D’après les explications, malgré la pluie artificielle que l’on avait provoquée depuis jeudi, la RIA connaît encore un gap de 15 MW par rapport aux besoins réels des usagers. Si l’on s’en tient à cette annonce, chaque quartier devait subir 2 heures de coupures mais, en réalité, dans plusieurs zones, cette durée n’a pas été respectée. A noter cependant que la Jirama a aussi annoncé hier une augmentation de 9,5MWc de la production de l’électricité grâce à l’opérationnalisation d’un parc solaire à Moramanga. Quoiqu’il en soit, mis à part les dégâts provoqués sur le plan économique, les embouteillages et des délestages favorisent aussi des troubles sur le plan psychologique.

Davis R

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