Après ses récents feuilletons judiciaires liés à la requête en destitution du président de l’Assemblée nationale, Michaël Randrianirina, déposée à la Haute Cour constitutionnelle (HCC), le député élu de la circonscription, Antoine Rajerison, monte à nouveau au créneau. Cette fois, l’élu s’insurge contre le sort réservé à la Radio Fivoarana, victime de perturbations techniques majeures. « Le brouillage qui touche la Radio Fivoarana persiste jusqu’à présent. De nombreuses régions ne peuvent plus capter la station, ce qui prive les auditeurs de leur droit à l’information et au suivi des programmes, particulièrement les paysans producteurs. Beaucoup d’entre eux expriment aujourd’hui leur déception et leur mécontentement », a déploré, hier, le parlementaire.
Motivations
Face à cette situation, une plainte officielle a pourtant été déposée auprès du régulateur des télécommunications. L’élu regrette toutefois l’inertie des autorités compétentes. « Dès le 12 juin 2026, nous avons envoyé une demande d’enquête à l’ARTEC, qui l’a officiellement reçue. Selon les vérifications qu’ils ont effectuées, la réalité du brouillage a bien été confirmée. Pourtant, jusqu’à maintenant, aucune mesure n’a été prise pour y mettre fin », souligne le député. Pour Antoine Rajerison, ce silence institutionnel cache des motivations plus sombres et menace directement les acquis démocratiques. « Si le problème est avéré, pourquoi n’a-t-il pas encore été résolu ? Y a-t-il des obstacles à l’application de la loi ou d’autres raisons occultes ? Nous nous sommes battus pour le changement, le respect des droits et la liberté de la presse. Cette situation nous pousse à nous demander s’il existe encore une liberté d’expression dans ce pays », s’est-il indigné. Une affaire à suivre.
Julien R.





