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mardi, octobre 20, 2026
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Antoine Rajerison : Pour la démission des personnes impliquées dans la grande évasion des 11 détenus chinois

Antoine Rajerison, député élu à Arivonimamo, estime que la démission des personnes citées dans la libération des onze Chinois est indispensable pour garantir la transparence de l’enquête.

Le scandale lié à la libération controversée de onze détenus de nationalité chinoise continue de faire des vagues et de secouer les instances politiques. Face à la polémique grandissante, qui fragilise l’appareil judiciaire et carcéral, le député d’Arivonimamo, Antoine Rajerison, monte au créneau. L’élu réclame des sanctions exemplaires et exige la démission immédiate de toutes les personnalités éclaboussées par cette affaire.

L’affaire de la libération des onze prisonniers chinois incarcérés à Avaradrano ne cesse d’enfler au sein de la classe politique. L’élu du district d’Arivonimamo, Antoine Rajerison, est sorti du silence pour taper du poing sur la table. Pour ce parlementaire, la matérialité des faits ne laisse aucun doute. « Quelles que soient les explications ou les justifications avancées, il y a bel et bien eu des irrégularités flagrantes et des actes de corruption », a-t-il martelé. Face à la gravité de ces révélations, qui ternissent l’image de la justice, l’élu estime que la seule issue honorable pour les responsables cités dans ce dossier demeure la démission. Selon lui, le retrait des personnes mises en cause constitue une condition sine qua non pour garantir une enquête judiciaire totalement libre, impartiale et à l’abri de toute forme d’entrave ou de pression institutionnelle.

Riposte offensive. Cette prise de parole sans détour intervient dans un climat particulièrement tendu, au lendemain de la riposte offensive de la ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo. À peine rentrée d’une mission à l’île Maurice, la Garde des Sceaux a convoqué d’urgence une conférence de presse à l’aéroport international d’Ivato afin de balayer d’un revers de main les graves accusations portées contre elle. Pour rappel, le secrétaire général du Syndicat de l’administration pénitentiaire l’accuse directement d’avoir donné des ordres pour transférer ces prisonniers. Niant catégoriquement toute implication, la ministre a dénoncé les manœuvres d’un agent cherchant à se dédouaner d’une faute lourde, jugeant totalement invraisemblable et « aberrant » qu’un membre du gouvernement transmette des instructions directes à un responsable syndical sans attribution ministérielle.

Actes concrets. Toutefois, ces contre-attaques et justifications gouvernementales sont loin d’apaiser les esprits ou d’éteindre l’incendie politicien. Interpellant directement les plus hautes autorités de l’État, le député Antoine Rajerison place l’Exécutif face à ses responsabilités. « Si le Premier ministre et le Président de la République sont réellement déterminés à mener une lutte sans merci contre la corruption, ils doivent prendre des mesures fermes et sans complaisance », a insisté le parlementaire. L’élu d’Arivonimamo appelle ainsi le sommet de l’État à démettre immédiatement les suspects de leurs fonctions afin d’établir toute la vérité sur ce dossier encombrant. Une pique à peine voilée adressée au régime, qui a fait de la bonne gouvernance et de la probité son cheval de bataille. Désormais, l’heure n’est plus aux simples déclarations d’intention mais à des actes concrets et spectaculaires. L’évolution de ce scandale s’impose d’ores et déjà comme un véritable test de crédibilité politique pour le pouvoir en place, tant à Iavoloha qu’à Mahazoarivo.

Julien R.

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