
L’interdépendance entre la santé humaine, la santé animale et la santé des écosystèmes, sur laquelle repose l’approche « One Health », fera l’objet d’un Sommet mondial, le 7 avril, date de la Journée mondiale de la santé. Ce sommet, une grande première mondiale, réunira des chefs d’État et de gouvernement issus des quatre coins du monde.
L’interdépendance, largement reconnue, entre la santé humaine, la santé animale et la santé environnementale a mené à l’approche « One Health » (Une seule santé). Un lien et une interdépendance dont témoignent les dernières crises sanitaires, notamment la pandémie de Covid-19, il y a quelques années. Aussi, une mobilisation internationale est une voie incontournable afin d’y apporter des réponses à la hauteur des défis. C’est dans cette optique que se tiendra le premier sommet mondial « One Health Summit », qui se déroulera du 5 au 7 avril 2026 à Lyon, en France. Un Sommet mondial inédit qui réunira, pour la première fois, des chefs d’État et de gouvernement des quatre coins de la planète, des scientifiques, des représentants d’organisations régionales et internationales, des parlementaires, des représentants du secteur privé, de la société civile, des collectivités locales, des banques de développement et de la jeunesse, avec pour objectif d’accélérer la mise en œuvre de l’approche « One Health ». Dans le détail, il s’agira, notamment, de susciter et de renforcer le dialogue international interdisciplinaire autour des enjeux que représente l’approche One Health, et de tracer les contours d’un cadre institutionnel mondial sur la question. Par ailleurs, il sera question d’approfondir des solutions permettant de renforcer les systèmes de santé et de surveillance, afin de prévenir les risques sanitaires, alimentaires et environnementaux.
Sessions thématiques et session de haut niveau
Durant le sommet, les participants se pencheront sur plusieurs thématiques couvrant les principaux facteurs de maladies transmissibles et non transmissibles. En font partie la résistance antimicrobienne, ainsi que les réservoirs zoonotiques et les vecteurs. C’est ainsi que se tiendront, dans la matinée du 7 avril, quatre sessions thématiques ministérielles, à savoir les maladies vectorielles et les zoonoses (paludisme, dengue, chikungunya, rage) ; les résistances aux antibiotiques aussi bien chez l’homme que chez les animaux et les végétaux ; les systèmes alimentaires durables, établissant le lien entre santé, agriculture et alimentation ; et enfin l’exposition aux pollutions, avec un accent particulier sur les effets du plastique sur la santé. Quant à la session de haut niveau, qui se tiendra le 7 avril dans l’après-midi, elle s’articulera autour de trois panels : gouvernance et science ; maladies transmissibles ; maladies non transmissibles, et à l’issue de laquelle se dégageront certainement des engagements internationaux visant à prévenir les risques sanitaires, alimentaires et environnementaux auxquels sont confrontées les populations de nombreux pays du monde.
Recueillis par Hanitra R.


