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dimanche, septembre 27, 2026
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Arrestations et persécutions : Les Gen Z interpellent la Communauté internationale

« Nous ne sommes pas des criminels. Nous sommes des citoyens engagés qui exprimons, de manière pacifique, une vision pour notre patrie fondée sur la liberté, la justice et le progrès ». Les membres du mouvement Gen Z rejettent catégoriquement les accusations d’atteinte à la sûreté de l’Etat et d’association de malfaiteurs portées à leur encontre. Face à l’arrestation et au placement en garde à vue de 4 de leurs compagnons de lutte, les Gen Z décident de saisir la Communauté internationale, notamment les organisations œuvrant dans la défense des droits humains et celles garantes de l’Etat de droit. Aussi, dans un communiqué publié hier, ils dénoncent « une situation grave, urgente et préoccupante » et affirment que « quatre jeunes militants ont été enlevés, arrêtés, puis placés en détention à la Brigade criminelle depuis dimanche après-midi ». Les Gen Z soutiennent par ailleurs qu’« au cours de leur arrestation et de leur détention, ces jeunes ont été victimes de violences physiques et sont actuellement hospitalisés ». Pour le moment, l’incompréhension est générale en ce qui concerne leur cas. Au cours d’une rencontre avec la presse, le Directeur général de la Police nationale a démenti cette accusation en expliquant que ces jeunes n’ont jamais subi aucune violence, ni durant leur arrestation ni pendant leur garde à vue. En tout cas, ces deux versions contradictoires ne font qu’alimenter les polémiques autour de cette affaire. D’autant plus que, dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, Miora, un des leaders du mouvement, qui avait également été auditionnée dans les locaux de la Brigade criminelle, a affirmé : « Je n’ai subi aucune maltraitance, ni durant mon arrestation ni durant ma garde à vue ». Et ce, même si, dans cette vidéo, elle apparaissait fatiguée et très diminuée physiquement.

Recul alarmant de l’Etat de droit

Tout en annonçant que les jeunes militants malagasy font face actuellement à « une persécution et une intimidation visant à les réduire au silence et à étouffer leur voix », les Gen Z Madagascar persistent et signent en affirmant que « ces arrestations constituent une atteinte grave aux libertés fondamentales, notamment à la liberté d’opinion, à la liberté d’expression, ainsi qu’à la liberté de réunion et d’engagement citoyen ». Des pratiques constituant une violation des engagements internationaux que Madagascar a ratifiés, selon eux. Et d’ajouter au passage que « ces arrestations et détentions arbitraires constituent une confiscation des libertés fondamentales et un recul alarmant de l’Etat de droit à Madagascar ». Aussi, les Gen Z réclament-ils la libération immédiate et sans condition des jeunes militants qui font actuellement l’objet d’une enquête auprès de la Brigade criminelle, l’arrêt de toute forme de répression contre ceux qu’ils appellent des activistes pacifiques, l’ouverture d’une enquête indépendante sur les violences qu’auraient subies les jeunes arrêtés, ainsi que la garantie du respect des droits fondamentaux pour les citoyens malgaches. Pour l’heure, les jeunes membres de la Génération Z Madagascar campent sur leur position concernant la tenue d’une grande manifestation sur la place du 13-Mai ce samedi. Force est toutefois de souligner qu’entre les affirmations et les interventions des différents acteurs, on peut affirmer qu’il existe de nombreuses zones d’ombre à clarifier autour de cette affaire.

Davis R

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