
Les petites scènes de vie qui finissent anecdotiques, les quotidiens anémiés par les jours qui défilent… À travers « Fragments d’humanité », vernissage vendredi soir, une exposition au Caruso Creations by Nykanto, au Waterfront Ambodivona, Dina Rabearivelo et Sam Denhof en tirent l’essence. L’humain qui se dévoile dans les gestes simples, entre sa relation avec l’autre et avec la nature. Parce qu’il faut bien vivre et se socialiser. « En fait, Dina Rabearivelo a été prof d’art, c’est à partir de là que je me suis intéressée à la peinture », souligne Sam Denhof. Dès lors, plusieurs approches se retrouvent dans cette installation. Des tableaux en tissu, des tapis en lirette et en jute. « Ainsi, je recycle », poursuit-elle. Des peintures classiques, où le dépouillement chromatique est presque tiré à l’extrême par Dina Rabearivelo chez les personnages, pour juste en relever le geste, l’âme. Il y a une sorte de complémentarité, voulue ou non, entre chaque œuvre. Ou encore, une sorte de reconstitution temporelle à travers un triptyque à l’esthétique clair-obscur moderne de la jeune artiste, qui poursuit un cursus dans une prestigieuse école d’art à l’étranger. « Des moments suspendus, comme au réveil par exemple, quand vous vous apprêtez à vous lever du lit, où vous rassemblez vos pensées pour mieux démarrer la journée », met-elle en avant. Des choses si anodines, quelques secondes, voire des fractions d’instant, mais qui, au final, comptent. L’exposition « Fragments d’humanité » est visible chez Caruso Creations by Nykanto jusqu’au 12 septembre.
Maminirina Rado




