L’Assemblée nationale s’apprête à reprendre du service. Dès demain, mardi 5 mai, comme prévu par la Constitution, les députés feront leur rentrée en session ordinaire, le premier mardi du mois de mai, pour une durée de 60 jours. L’adoption de la loi de finances rectificative (LFR) est un rendez-vous très attendu à Tsimbazaza, un passage obligé qui cristallise déjà toutes les attentions. Dans un contexte économique exigeant, cette session de mai s’annonce stratégique. Examen des ressources propres internes de l’État, arbitrages sur les priorités d’investissement public, ajustements des dépenses : les parlementaires auront la lourde tâche de redéfinir les équilibres budgétaires, si la LFR y est présentée par l’Exécutif. Un exercice délicat, à la fois technique et politique, qui donnera le ton de la gouvernance pour les mois à venir. Mais l’Hémicycle ne sera pas seulement le théâtre de discussions financières. Des face-à-face directs entre le gouvernement et les députés pourraient également être au programme. Des échanges qui promettent d’être scrutés de près, tant ils offrent une tribune aux élus pour interpeller l’Exécutif sur la gestion des affaires publiques. Traditionnellement consacrée à l’examen des projets de loi, cette session de mai ne dérogera pas à la règle. Parmi les textes en attente, deux avant-projets retiennent particulièrement l’attention : celui sur l’accès à l’information à caractère public et celui portant révision de certaines dispositions du code de la communication médiatisée. Deux chantiers sensibles, au croisement de la transparence institutionnelle et de la régulation du secteur médiatique. En amont, plusieurs consultations ont déjà été menées avec les acteurs des médias et de la communication. L’objectif a été d’élargir les contributions et d’affiner des textes qui pourraient redessiner les contours de l’espace informationnel à Madagascar. À Tsimbazaza, les lignes vont donc bouger, si les députés se mettent réellement au travail.
Rija R.


