
Depuis la fin du mandat des élus d’Anosikely, leurs homologues de Tsimbazaza exercent de fait la plénitude de la fonction législative.
Augmentation des recettes
Forts de leur position, les députés ne se sont pas contentés de voter le Projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026, mais ont recadré le gouvernement, notamment le ministère des Finances et de l’Économie, qui raisonne surtout en termes d’équilibre budgétaire et financier, quand bien même le Grand Argentier aurait reconnu une augmentation des dépenses. Pour leur part, les membres de la Représentation nationale ont apporté des amendements portant sur l’augmentation des recettes de l’État, afin d’accroître le budget alloué à l’alimentation en eau potable ; à la consolidation de la Jirama et du secteur de l’énergie, aux fins de réduire les coupures d’électricité ; aux infrastructures routières. Et last but not least, l’éducation, pour une amélioration de la qualité de l’enseignement. Tout cela en tenant compte – au propre comme au figuré – de l’article 92 de la Constitution qui dispose que « Tout amendement au projet de budget entraînant un accroissement des dépenses ou une diminution des ressources publiques doit être accompagné d’une proposition d’augmentation de recette ou d’économie équivalente ».
Intérêts du peuple
En somme, c’est le cas de le dire, le budget affecté aux secteurs prioritaires et ayant des impacts directs sur la population a été revu à la hausse par les élus de la Chambre …basse. « Lorsque l’Exécutif travaille de concert avec les députés, il est possible d’accroître les recettes et de les affecter directement aux besoins de la population », fait remarquer le président de l’Assemblée nationale, Siteny Randrianasoloniaiko. En ajoutant dans la foulée que « l’Assemblée nationale ne se contente pas de voter des lois mais se soucie des intérêts du peuple ». Qui plus est, depuis que le Parlement est devenu monocaméral, la Chambre basse à la …haute main sur le pouvoir législatif.
R.O





