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samedi, septembre 26, 2026
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Assemblée nationale : Quatre ministres absents à la séance d’interpellation

Sur les dix membres de l’Exécutif attendus par les parlementaires pour cette séance plénière, seuls six ont répondu présents. Les quatre autres ont choisi de briller par leur absence. Selon les explications fournies par le président de l’Assemblée nationale, Siteny Randrianasoloniaiko, les quatre ministres absents ont toutefois pris le soin d’adresser une lettre d’excuses officielle au bureau permanent. Une démarche administrative qui n’a pas suffi à calmer l’irritation des élus. L’élu de Toliara s’est d’ailleurs montré ferme sur la suite des événements. « Nous allons leur envoyer une nouvelle convocation et ajourner cette séance », a-t-il soutenu.

Redevabilité. Les chaises vides de la journée concernent pourtant des secteurs stratégiques, au cœur des préoccupations quotidiennes des Malgaches. Étaient ainsi absents les titulaires des ministères de la Sécurité publique, de l’Éducation nationale, du Commerce et de la Consommation, ainsi que des Travaux publics. En revanche, six ministres ont fait le choix de la redevabilité. Le public a pu assister aux interventions des responsables de la Justice, de l’Économie et des Finances, de l’Agriculture, de l’Élevage, de l’Eau, ainsi que de l’Industrialisation. Un exercice de transparence au pas de course pour ces derniers, puisqu’ils devaient quitter l’hémicycle pour rallier le Conseil du gouvernement prévu dans l’après-midi.

SODIAT. Alors qu’un temps maussade et morose enveloppait la capitale, l’ambiance est rapidement montée d’un cran à l’intérieur de l’hémicycle. Le point culminant de la matinée a sans conteste été le passage de la ministre de la Justice et garde des Sceaux, Fanirisoa Ernaivo. Ses déclarations étaient particulièrement attendues par l’assistance. Le 7e vice-président de l’Assemblée nationale, Philobert Mialavonjy, l’attendait notamment au tournant sur un dossier brûlant : l’affaire SODIAT et les récentes décisions judiciaires qui l’entourent. Sans sourciller, la ministre a balayé les critiques d’un revers de main. Elle a rétorqué que la nomination d’un administrateur à la tête du groupe n’avait rien d’exceptionnel, qualifiant l’acte de « procédure totalement normale » lorsque les dirigeants d’une société sont sous le coup d’une procédure judiciaire et qu’une enquête est ouverte. Une explication technique pour clore un débat politique électrique.

Julien R

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