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mardi, octobre 6, 2026
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Atsinanana :  Le projet WISH2 renforce l’accès aux droits à la santé sexuelle et reproductive

En visite officielle dans la région Atsinanana, Barnabas Abok, directeur adjoint des programmes du projet WISH2 (Women’s Integrated Sexual Health) au sein du bureau régional de l’IPPF (International Planned Parenthood Federation), fait le point sur les avancées, les défis et la vision stratégique de cette initiative en faveur de la santé sexuelle et reproductive (SDSR) à Madagascar.

Midi Madagasikara (MM) : Madagascar fait partie des pays cibles majeurs de WISH2. Pourquoi cet engagement spécifique dans la Grande Île ?

Barnabas Abok : Madagascar dispose d’une population très jeune et a pris des engagements forts en matière de SDSR, notamment à travers le partenariat FP2030, la budgétisation et les politiques publiques. Notre rôle est d’aider le gouvernement à honorer ces promesses. Nous travaillons aussi directement avec les communautés pour déconstruire les normes sociales et de genre restrictives qui freinent l’accès des usagers aux services.

MM : Entre promesses et réalité, où en est le pays aujourd’hui ?

Barnabas Abok : La volonté politique nationale et régionale est réelle. Toutefois, comme dans d’autres pays africains, la concrétisation des engagements se heurte à des obstacles opérationnels. Notre action avec le ministère de la Santé vise précisément à lever ces blocages.

MM : Quelle est la principale évolution par rapport à la première phase du projet ?

Barnabas Abok : WISH2 passe d’une logique d’intervention directe à un renforcement durable des systèmes. Notre travail s’articule autour de quatre piliers : l’engagement communautaire, le renforcement des capacités des formations sanitaires au niveau des centres de santé de base (CSB), le plaidoyer politique et la production de données probantes. L’objectif est de bâtir un système pérenne qui survivra au projet.

MM : Quel bilan tirez-vous de vos déplacements sur le terrain dans l’Atsinanana ?

Barnabas Abok : Les progrès sont très encourageants. Nos échanges avec les acteurs locaux, les organisations de personnes handicapées et le COMARES (Coalition malagasy pour le renforcement du système de santé et de vaccination) montrent que le plaidoyer et l’inclusivité fonctionnent. Dans les CSB visités, l’engagement communautaire porte ses fruits : face au fort taux de grossesses précoces, de plus en plus de jeunes viennent désormais consulter pour éviter les grossesses non désirées et réduire la mortalité maternelle. Le projet entre dans sa troisième année et se poursuivra jusqu’en mars 2029 afin de consolider ces acquis.

Propos recueillis par m.L

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