Une attaque à main armée, marquée par des faits d’homicide et de viol, a conduit à l’arrestation de sept suspects à Tsarasaotra, dans le district de Fandriana. Les investigations menées conjointement par la gendarmerie et la police ont permis de remonter progressivement jusqu’aux présumés auteurs. Les faits se sont produits le 20 septembre, vers 21 heures, au domicile d’une famille situé à Tsarasaotra, dans le fokontany d’Andranoraikitra, commune rurale de Fiadanana. Une bande composée d’une dizaine d’individus, armés et visiblement préparés pour leur opération, a fait irruption dans la maison. Les assaillants se sont emparés de 560 000 ariary et de deux téléphones portables, avant de prendre la fuite. L’attaque aurait également été accompagnée de faits particulièrement graves, notamment un homicide et un viol. Alertées immédiatement, les forces de l’ordre ont déclenché une opération de recherche. Les enquêteurs ont exploité les indices et les différents éléments recueillis sur les lieux afin d’identifier les membres du groupe. Les éléments de la gendarmerie du district de Fandriana, notamment ceux du poste avancé de Mahazoarivo ainsi que des brigades de Fandriana et d’Ambohimafana, ont travaillé de concert avec la police de Fandriana. Les investigations ont abouti à l’arrestation de deux premiers suspects le 22 septembre. Les interpellations se sont poursuivies, portant à sept le nombre total de suspects arrêtés, tous de sexe masculin. Selon les éléments recueillis au cours de l’enquête, cinq des sept suspects seraient directement impliqués dans l’attaque. Deux d’entre eux sont présentés comme les présumés cerveaux de l’opération. L’un aurait notamment été un ancien employé de la victime, ce qui aurait pu lui permettre de disposer d’informations utiles à la préparation de l’attaque. Les deux autres suspects sont soupçonnés de complicité, notamment pour avoir fourni des renseignements aux assaillants et hébergé certains membres du groupe. Les enquêteurs poursuivent leurs recherches afin de retrouver les autres personnes identifiées comme étant susceptibles d’avoir participé à l’attaque. Une partie de l’argent et certains des téléphones dérobés seraient toujours en leur possession. À l’issue de l’enquête, les sept suspects ont été présentés devant la justice et placés en détention provisoire, conformément à la décision judiciaire. L’enquête se poursuit afin de déterminer précisément le rôle de chacun et de retrouver les autres personnes recherchées.
Yv Sam




