
Le climat politique s’est brusquement électrisé ces dernières 48 heures. Entre la perquisition au domicile d’Augustin Andriamananoro, l’arrestation de l’ancien gouverneur Vy Vato et l’audition de l’artiste Sareraka, l’ombre d’une tentative de déstabilisation planerait sur la Grande île.
Le landerneau politique malgache a été secoué par un véritable séisme samedi dernier. Ce qui s’annonçait comme un week-end de transition s’est transformé en une vaste opération judiciaire et policière visant des figures de proue de l’ancien régime. Le motif invoqué par les autorités est de taille : atteinte à la sûreté de l’État et tentative de déstabilisation.
Immunité
Le domicile du député Augustin Andriamananoro, à Faliarivo Ampitatafika, a été le théâtre d’une opération d’envergure. Dès 18 h 30, des éléments de la Brigade criminelle (BC) et des gendarmes de la CIRGN ont investi les lieux. L’élu d’Antananarivo I étant absent depuis l’aube, ce sont son épouse et son personnel qui ont dû faire face aux enquêteurs. La perquisition, qui aurait joué les prolongations jusqu’aux alentours de 23 heures, n’aurait réellement débuté qu’après l’arrivée des conseils du parlementaire. À l’origine de cette descente : un mandat évoquant des motifs graves, à savoir l’atteinte à la sûreté de l’État et des velléités de déstabilisation. Selon certaines indiscrétions, le Bureau permanent de l’Assemblée nationale étudierait déjà la levée de son immunité parlementaire afin de permettre une arrestation en bonne et due forme. Malgré le déploiement de force, aucune découverte compromettante n’aurait été signalée au terme de l’opération. Il s’agit, en tout cas, de la deuxième perquisition menée chez ce parlementaire IRMAR depuis l’avènement du régime de la Refondation.
Garde à vue
Pendant que la capitale s’agitait, la Ville d’Eaux n’était pas en reste. Vy Vato Rakotovao, figure emblématique du Vakinankaratra, dont il fut le gouverneur, a été interpellé et placé en garde à vue au commissariat d’Andranomanelatra avant son transfert vers Antananarivo, hier. Comme pour ses pairs, le chef d’inculpation retenu contre lui concernerait la sûreté de l’État et la tentative de déstabilisation. Cette arrestation d’un ancien haut responsable administratif marque un tournant, suggérant que les ramifications de ce dossier dépasseraient le simple cadre de la capitale.
Incompréhension
Enfin, le monde culturel est sous le choc après l’interpellation d’Yvon Randriazanakolona, alias Sareraka. L’artiste engagé serait, lui aussi, soupçonné d’implication dans ce projet de déstabilisation. Entendu par les services de renseignement avant d’être relâché, son cas suscite l’incompréhension de ses proches : « Accuser Sareraka de fomenter un coup avec des proches de l’ancien régime, qui l’a déjà condamné, est tout simplement insensé », fustigent-ils. Quoi qu’il en soit, des interrogations commencent à poindre. S’agit-il d’un réel péril pour les institutions ou d’un « nettoyage » visant à écarter les derniers « forongony » ? La célérité des forces de l’ordre montre, en tout cas, que les autorités prennent la menace très au sérieux. La semaine qui s’ouvre s’annonce d’ores et déjà mouvementée pour l’échiquier politique.
Julien R





La purge militaire se poursuit……..rien ne change dans cette refondation
Les FORONGONY sont à traquer partout ! Le lâche fuyard à Dubaï lâche ses chiens pour fomenter des troubles et c’est de bonne guerre avec des » petites mains » que le » machin » la SADC va refaire un petit tour au pays pour rendre visite soi-disant à des détenus politiques ( sic ) !
Cette refondation a volé la révolution des jeunes et n’a aucune crédibilité.
Le problème à Madagascar c’est l’impunité des putshistes. Tant qu’on ne le met pas tous en prison jamais Madagascar ne trouvera la route de la stabilité. Pourquoi attendre deux ans pour une élection présidentielle crédible?
Pourquoi le petit colonel putshiste voleur de la victoire des jeunes souhaite se présenter alors qu’il a dit le contraire et ne déclare toujours pas son patrimoine?
Ce qu’il faut faire c’est d’exclure tous les putshistes civiles ou militaires à toute participation politique et les punir une bonne fois pour toute. Rajoelina n’est pas crédible mais le petit colonel aussi, ils ont un point commun c’est la prison qui devrait être leur place. La loi c’est la loi bon sang! Dans n’importe quel pays qui se respecte, on puni sévèrement les auteurs de coup d’état et pourquoi à Madagascar depuis 2009 jusqu’à maintenant on les laisse au sommet de l’état?
Commenter :sareraka kosa rangah efa reraka d nangina a,na nihira sy nanao meditation ary ts vitany tsony,any zay meditation e?