
Le ministère de l’Aménagement du Territoire et des Services fonciers annonce des mesures drastiques en matière de remblais dans la capitale.
Durant une conférence qu’il a tenue jeudi dernier, le ministre de l’Aménagement du Territoire et des Services fonciers, Lylison René de Roland, a confirmé la réautorisation des remblais, mais avec des mesures d’accompagnement destinées à protéger la capitale des inondations.
Autorisation
Le remblayage est dorénavant soumis à des règles précises contenues dans un décret pris récemment en Conseil des ministres. Selon le ministre Lylison René de Roland, le remblayage concerne uniquement les zones constructibles et non inondables. « Notre objectif est de permettre aux citoyens de construire des immeubles sur des zones constructibles et non inondables, et qui peuvent aussi être des sites de construction de projets de développement », a précisé le général Lylison de Roland, en insistant sur les soucis de son département de mettre en place les conditions essentielles pour la protection de la capitale et de ses environs contre les crues. C’est ainsi que tout remblayage est conditionné par une autorisation délivrée par le MTSF. Et ce, après des études techniques réalisées par une commission composée des représentants de l’aménagement du territoire, de l’intérieur et de la décentralisation, des travaux publics, de l’eau et de l’assainissement, de l’agriculture, de l’environnement et du développement durable, ainsi que des communes.
Utiles
En somme, ce sont les remblayages sans risque d’inondation et reconnus utiles à des projets d’habitat et de développement qui sont autorisés. Par contre, les remblais sauvages seront sévèrement sanctionnés. Le ministre a notamment pointé du doigt les camions-bennes de transport de remblai qui exercent sans autorisation. Ces derniers seront immédiatement immobilisés, mis en fourrière et feront l’objet d’une mesure d’interdiction de transport. Par ailleurs, le ministre a lancé un appel à la protection des droits des propriétaires réguliers. Il s’est notamment adressé à certaines communautés qui ont tendance à manifester contre des propriétaires légaux de terrain. Une manière, en somme, de condamner le populisme utilisé par certains habitants pour s’accaparer illégalement de la propriété d’autrui. Des sanctions seront appliquées à l’encontre de tels agissements. En somme, le MATSF est parti pour une gestion rationnelle du remblai, un sujet, jusqu’ici, à polémique.
R.Edmond




