Pour plus de la moitié des 233 538 candidats au baccalauréat 2026, l’issue de l’examen est déjà connue, après la publication des résultats par les universités de l’Itasy, de Fianarantsoa, du Vakinankaratra, d’Analanjirofo, de la SAVA, d’Antsiranana et de Mahajanga.
Bac en poche ! Et après ?
L’obtention de ce diplôme, qui permet l’accès aux études supérieures, signifie le début du parcours du bachelier en sa qualité « d’étudiant », laissant ainsi derrière lui son statut « d’élève », qui s’achève avec la fin du lycée. Maintenant que le baccalauréat est en poche, du moins pour ceux qui ont déjà été admis, si une partie des candidats est toujours dans l’attente de la publication des résultats, quelle est la suite ? Où s’inscrire et combien cela va coûter avant de pouvoir décrocher le prochain diplôme universitaire ? Logiquement, la prochaine étape sera l’inscription aux concours et examens d’entrée, si le parcours choisi en études supérieures l’exige, ou alors la constitution et le dépôt du dossier si l’accès au parcours choisi se fait par sélection de dossiers. Mais avant, l’heure est venue, pour nombre de futurs étudiants, de faire le tour des nombreux salons de l’étudiant organisés dans quasiment toutes les régions disposant d’universités, publiques ou privées. Là, les futurs étudiants qui ne sont pas encore fixés sur l’établissement et la mention qu’ils souhaitent intégrer pourront puiser les informations nécessaires au choix final.
Pour la grande majorité de ces étudiants, le facteur coût pèsera énormément sur la balance. Entre le rêve ou le choix déjà fait depuis l’enfance, et la possibilité de le réaliser, il n’y a pas qu’un pas, bien au contraire. Pour les étudiants aux moyens limités, poursuivre les études de leurs rêves restera du domaine du rêve. Encore plus s’il s’agit d’études à l’étranger, où le coût des études supérieures n’est pas à la portée de toutes les bourses alimentées à l’ariary. Certains vont jusqu’à vendre des biens, des terres, des maisons, pour financer des études à l’étranger. Et en cette période où aller au-delà de nos frontières représente, pour de nombreux jeunes, le seul espoir de « s’en sortir », les études à l’international attirent de plus en plus de nouveaux bacheliers. À moins d’avoir obtenu des bourses en or, telles les bourses d’excellence, l’étudiant (et ses parents) devra alors déployer des moyens à la hauteur de ses (leurs) ambitions. C’est-à-dire de l’argent. Beaucoup d’argent.
Hanitra R.




