Face au jeu peu convaincant, voire stérile, de l’équipe dirigeante, une partie de ses supporters pensent à une prolongation.
Ballon-sonde en marge du Mondial
Le délai constitutionnel de « 30 jours au moins et 60 jours au plus » pour procéder à l’élection d’un nouveau président de la République n’a pu être respecté par le régime de la Refondation. Et ce, même s’il a pris acte de la Décision, en date du 14 octobre 2025, de la HCC qui a posé ce « dead line », sans réussir à l’imposer. Le juge constitutionnel devait, au contraire, émettre l’avis selon lequel le report de l’élection présidentielle est envisageable, à son corps défendant de poser des limites dans le temps. Opérant, du coup, un revirement par rapport à sa Décision initiale qui considère que « le constituant n’entend pas confier de manière prolongée les attributions du président de la République aux autorités qui n’en sont pas les titulaires de droit commun ». Lesquelles ont donné, ou plutôt se sont donné, une période de 24 mois pour la Refondation. Un laps de temps jugé trop court par les thuriféraires du « Fanavaozana » qui poussent aujourd’hui le PRRM à conserver le ballon afin de jouer les prolongations, voire d’arriver à la séance de tirs au but. On attend de voir la réaction du… gardien de la Constitution, en l’occurrence la HCC, si la durée de la Refondation va au-delà du temps réglementaire de 24 mois fixé par décret du PRRM lui-même. Neuf mois exactement après la Décision de la HCC qui « invite l’autorité militaire compétente, incarnée par le Colonel Randrianirina Michaël, à exercer les fonctions de chef de l’Etat », les ultras parmi ses supporters l’invitent à jouer les prolongations. Un véritable ballon-sonde à l’endroit de la communauté internationale, qui suit de près les passes et les tacles sur le terrain. C’est aussi un ballon-sonde à l’adresse du peuple malgache, qui n’est même pas spectateur mais sert souvent de ballon. Un ballon – différent du Trionda au Mondial – que l’équipe en place entend garder le plus longtemps possible, forte de sa position de « tompon-baolina », sans être forcément maître du jeu.
R.O





