
La coopération entre Madagascar et le Groupe de la Banque mondiale se poursuit avec, comme priorité, la réalisation de projets ayant des impacts directs sur les conditions de vie de la population.
C’est dans cette dynamique que s’inscrit la visite de Harold Tavares, administrateur du Groupe Afrique II au Conseil d’administration du Groupe de la Banque mondiale. Reçu hier par le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Herinjatovo Aimé Ramiarison, il a noté que cette mission constitue une nouvelle étape du dialogue régulier entre les autorités malgaches et l’institution financière internationale autour des priorités de développement du pays. À Antaninarenina, les échanges ont notamment permis de faire le point sur l’état d’avancement de la coopération, les projets en cours de réalisation ainsi que les différentes réformes bénéficiant de l’appui de la Banque mondiale.
Des réalisations
La visite accorde une place importante aux infrastructures et à l’amélioration des services essentiels. Les déplacements prévus dans le cadre du Projet de développement urbain intégré et de résilience du Grand Antananarivo (PRODUIR) et du Projet d’amélioration de l’accès à l’eau potable (PAEEP) permettent de constater les avancées enregistrées sur le terrain. Ces initiatives interviennent dans des secteurs stratégiques tels que l’eau, l’énergie et le développement urbain. Elles visent à renforcer durablement l’accès aux services de base, tout en favorisant le développement économique local. Le secteur énergétique figure également au centre des discussions. Considérée comme un levier indispensable à la croissance et à l’amélioration des services publics, l’énergie fait actuellement l’objet de plusieurs réformes techniques et financières. Les échanges ont ainsi porté sur le redressement financier de la Jirama, l’amélioration de la performance du secteur et la mobilisation des investissements privés dans le développement des infrastructures énergétiques.
Focus sur les objectifs. La mise en œuvre du Pacte énergétique pour Madagascar, dans le cadre de l’initiative « Mission 300 », a également été abordée. Cette démarche entend soutenir l’extension de l’accès à l’électricité et accélérer les investissements nécessaires à la transformation du secteur. La Banque mondiale accompagne, par ailleurs, Madagascar dans les réformes destinées à améliorer la gestion publique et à soutenir les objectifs nationaux de développement. Les projets en cours de ratification et les appuis budgétaires en discussion ont aussi figuré parmi les sujets examinés. À travers cette mission, les deux parties réaffirment leur volonté d’orienter leur partenariat vers des résultats concrets, durables et directement perceptibles par la population.
Antsa R.


