
Une adolescente de 17 ans, fille d’un chef pénitentiaire, a été victime d’un viol commis par un détenu à Bealanana. Les faits se sont produits dans la nuit du 29 mars dernier aux alentours de 22 heures. L’accusé était en travail pénal sur les lieux. Le soir, son accompagnateur ne l’a pas ramené à la prison. Il l’a confié à une personne habitant à proximité de la caserne car il devait se rendre à Antevanabe pour acheter du riz blanc. Le détenu a profité de cette occasion pour faire intrusion dans la maison de la victime. Elle était seule à la maison ce soir-là vu que son père suivait une formation à Antananarivo. L’agresseur l’a d’abord étranglée pour l’empêcher de crier avant d’abuser d’elle. Cette dernière étant en plein sommeil, elle n’a pas pu résister à son agresseur. Mais elle a tout de même pu s’échapper pour alerter le fokonolona et les autres gardes pénitentiaires. L’homme a été arrêté par le fokonolona puis remis à la police nationale. Il a reconnu les faits pendant l’enquête. L’agresseur vient d’être transféré à Bealanana pour effectuer un travail pénal. Il a été emprisonné à Antsohihy. L’individu, déjà condamné pour des faits similaires, sera de nouveau jugé pour violences et agressions sexuelles. Beaucoup de gens se posent des questions sur le maintien du travail pénitentiaire. Pourquoi cet homme bénéficie-t-il encore d’un travail pénal alors qu’il représente un risque de récidive ? Dans cette affaire, on constate un dysfonctionnement dans la main-d’œuvre pénale.
Yv Sam




