
Malgré le renforcement des opérations de contrôle, le trafic de tortues radiées se poursuit dans le sud de Madagascar.
À Beloha Androy, une nouvelle saisie relance les éternelles affaires de trafic de tortues endémiques malgaches et soulève des questions sur la survie de cette espèce emblématique, menacée d’extinction. Dans un communiqué, le ministère de l’Environnement et du Développement durable fait savoir qu’un individu a été interpellé le 4 août 2026 dans le fokontany d’Agnanademby, commune rurale de Tranovaho, district de Beloha. L’individu en question transportait 45 tortues radiées (Astrochelys radiata). Cette opération, menée conjointement par le cantonnement des Eaux et Forêts de Beloha Androy et la Gendarmerie nationale, a été rendue possible grâce à des informations fournies par des informateurs locaux. Le suspect a été placé en garde à vue auprès de la brigade de gendarmerie de Beloha pour les besoins de l’enquête, avant son déferrement devant la justice. Cette nouvelle saisie illustre la persistance du trafic de faune sauvage dans la région, malgré les dispositifs de surveillance renforcés. Les autorités rappellent leur engagement à appliquer une politique de tolérance zéro face à ces pratiques illégales.
Critique
Cette nouvelle affaire met en lumière la pression constante exercée sur la tortue radiée, une espèce endémique de Madagascar classée en danger critique d’extinction. Très prisée sur les marchés internationaux, notamment en Asie, elle fait l’objet d’un trafic intensif qui menace sa survie à l’état sauvage. Dans le Sud du pays, notamment dans les régions arides comme l’Androy, la disparition progressive de cette espèce inquiète les spécialistes de la conservation. Chaque saisie, bien qu’importante, ne représente qu’une infime partie du commerce illicite en cours. Le ministère de l’Environnement et du Développement durable, en collaboration avec ses partenaires, appelle ainsi à une vigilance accrue des populations. Dans cet esprit, les signalements citoyens restent essentiels pour endiguer ce trafic et préserver un patrimoine naturel unique, aujourd’hui plus que jamais en péril.
José Belalahy


