Le petit garçon de trois ans, enlevé après l’agression mortelle de son père dans le fokontany d’Ankarinarivo, commune rurale de Soavina, district de Betafo, a été retrouvé sain et sauf le 21 octobre, vers 5 heures du matin. Cette issue heureuse est intervenue après plusieurs jours de recherches menées par la gendarmerie et la Police nationale. Selon les informations communiquées par la brigade territoriale de Betafo, aucune rançon n’a été versée pour obtenir sa libération. En revanche, six personnes sont actuellement retenues pour les besoins de l’enquête : deux frères du défunt, l’épouse de l’un d’eux, un cousin soupçonné d’avoir participé à l’attaque, le propriétaire de la maison où le garçon aurait été détenu et la grand-mère des personnes mises en cause. Quatre autres personnes, présentées comme des membres de la famille élargie, sont toujours recherchées. Les enquêteurs soupçonnent notamment les deux frères de la victime d’avoir joué un rôle central dans la préparation de l’opération, sur fond de différend familial lié à la jalousie et au partage de biens.
L’affaire remonte à la nuit du 12 au 13 octobre, vers 23 heures. Quatre individus auraient fait irruption au domicile familial et violemment agressé le couple. Le père de famille a succombé à ses blessures, tandis que son épouse a perdu connaissance. Les assaillants en auraient profité pour emmener leur fils. Ce n’est qu’à 4 heures du matin, après avoir repris connaissance, que la mère a pu alerter les voisins. Sur le mur de la maison, les agresseurs avaient laissé une inscription réclamant 10 millions d’ariary en échange du retour du garçon. Les investigations ont conduit aux premières interpellations le 15 octobre, avec l’arrestation de deux frères de la victime, soupçonnés d’avoir participé à l’attaque. Les déclarations de la mère ont notamment permis de les identifier parmi les personnes présentes lors de l’agression. Un autre membre de la famille, présenté comme un cousin, a également été mis en cause. Interpellé le 18 octobre à Mahaditsaka, dans la commune d’Andrembesoa, ce dernier aurait reconnu sa participation aux faits et indiqué aux enquêteurs que le petit se trouvait à Lazarivo, dans la même commune, sous la garde de deux de ses frères. Lorsque les gendarmes et les policiers se sont rendus sur place, il avait déjà été déplacé. Le propriétaire des lieux aurait toutefois confirmé la présence antérieure d’un enfant dans la maison. Le même jour, la famille a reçu un appel téléphonique réclamant les 10 millions d’ariary et annonçant que la rançon devait être remise le 20 octobre. Les investigations ont permis d’identifier la personne à l’origine de cet appel. Les enquêteurs ont également relevé des contacts téléphoniques répétés entre celle-ci, la grand-mère des personnes mises en cause et une autre proche. Cette dernière a été interpellée le 20 octobre. L’enquête se poursuit afin de retrouver les fugitifs et de préciser les responsabilités de chacun dans cette affaire.
T.M.




