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jeudi, septembre 24, 2026
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Branco Nantenaina : « Les titres délivrés par les services fonciers ont-ils encore de la valeur à Madagascar ? »

Le président de la COJM s’exprime sur le terrain brûlant des litiges fonciers au moment même de la célébration du premier anniversaire de la lutte initiée par les jeunes en septembre 2025.

Tremplin

« La lutte menée par les jeunes ne doit pas servir de tremplin pour certains », selon le président national de la Coalition des Organisations des Jeunes Malagasy (COJM), Branco Nantenaina. Et de citer l’affaire – au propre comme au figuré – d’une trentaine de maisons d’habitation et de villas menacées de démolition du côté de Mandrosoa Ivato Aéroport. « Les titres délivrés par les services fonciers et les bornes ont-ils encore de la valeur à Madagascar ? », interpelle-t-il, en produisant à l’appui les certificats d’immatriculation et de situation juridique délivrés par la conservation de la propriété foncière sur les constructions concernées.

Revirement

« Les titres ont été obtenus en 1995 », fait remarquer le président de la COJM, rappelant dans la foulée que les propriétaires de ces maisons et villas avaient eu gain de cause à tous les niveaux de juridiction (Tribunal de Première Instance, Cour d’Appel, Cour Suprême), avant un revirement de la justice en faveur de la partie adverse. Face à ce revirement, Branco Nantenaina, qui avait participé activement avec la COJM au « tolona » des jeunes en 2025, a saisi la ministre de la Justice et son homologue de l’Aménagement du Territoire et des Services fonciers. « J’ai même adressé une lettre au PRRM », rapporte-t-il.

Fanavaozana

Il, c’est toujours le président de la COJM, qui réitère son appel au chef de l’État et aux organisations chargées de la défense des droits de l’homme à Madagascar, ainsi qu’au Pôle anti-corruption (PAC) et au Bianco, face à la mesure de démolition des constructions en dur visées. « Comment leurs propriétaires et/ou occupants pourront-ils aller se loger ailleurs en cette période de rentrée scolaire qui a occasionné beaucoup de dépenses pour les parents ? », interroge-t-il. Une manière de dire – et il le dit – que les familles concernées n’ont pas les moyens de déménager ailleurs, puisqu’elles ont investi l’économie de toute une vie dans la construction de ces maisons et villas aujourd’hui menacées de démolition. « Ce n’est pas pour reprendre les mêmes pratiques qu’on a renversé le précédent régime. Ce n’est pas cela le Fanavaozana pour lequel les jeunes ont lutté au péril de leur vie », estime Branco Nantenaina. Comme son prénom Nantenaina l’indique, il espérait un changement, notamment dans le domaine de la justice en général et dans le domaine – dans tous les sens du terme – de la propriété foncière en particulier.

R.O

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