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jeudi, octobre 8, 2026
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Budget 2026 : Coup d’accélérateur exigé dans les ministères

Atelier de travail sur l’exécution budgétaire, hier au Plan Anosy.

Face au retard dans l’exécution du budget 2026, le gouvernement réclame des résultats. Réunis hier au Plan Anosy, les responsables de la chaîne budgétaire sont appelés à débloquer les dossiers, sans sacrifier la rigueur des dépenses publiques.

Les crédits sont disponibles, mais leur traduction en réalisations ne va pas assez vite. Hier, au Plan Anosy, le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison a appelé les acteurs de la chaîne budgétaire à accélérer la cadence et à optimiser les dépenses, en mettant fin aux mauvaises pratiques. Lors de cette séance de travail consacrée à l’exécution du budget 2026, le chef du gouvernement a pointé un niveau encore très faible, comparé à la même période de l’exercice précédent. Il a également dénoncé la corruption et les pratiques contraires à l’éthique dans l’exécution des marchés publics, qui engendrent des surcoûts considérables et ralentissent l’exécution budgétaire. Derrière ce retard, ce sont des projets différés et des services attendus par la population qui tardent à se concrétiser. « Il ne suffit plus de constater les contraintes ; nous devons désormais agir pour les lever », a déclaré le Premier ministre. Chaque ministère, institution et organisme concerné est ainsi invité à dresser un état précis de ses crédits, des activités restant à réaliser et des difficultés rencontrées. Les responsables doivent aussi proposer des solutions immédiatement applicables. La priorité est donnée aux dépenses ayant un impact direct sur les citoyens et aux services publics essentiels. Les blocages nécessitant un arbitrage gouvernemental devront être signalés sans délai, tandis que la préparation des dossiers devra être mieux anticipée.

Accélérer, avec des garde-fous. Le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Ramiarison Herinjatovo Aimé, a souligné la nécessité d’accélérer l’exécution budgétaire, tout en insistant sur le respect des procédures. « Il ne saurait être question de lever les contraintes de procédure par le contournement des textes », a martelé le ministre. Son département (MEF) prévoit un accompagnement technique renforcé pour analyser les difficultés, coordonner les intervenants et suivre les décisions. Les différents ministères devront actualiser leurs plans d’engagement et leurs calendriers jusqu’à la clôture de l’exercice. Un suivi quotidien des dossiers est demandé, de leur préparation jusqu’au paiement, avec une vigilance particulière sur les pièces justificatives et les marchés publics. Autre écueil à éviter : concentrer les engagements et les paiements en fin d’année, au risque de fragiliser les contrôles et la qualité des dépenses. L’appui du MEF ne décharge toutefois aucun gestionnaire de ses obligations. Les engagements pris devront déboucher sur des actions assorties de responsables identifiés et d’échéances précises. Le gouvernement attend désormais que les crédits disponibles produisent des résultats tangibles pour la population. Une exigence qui engage toute la chaîne des dépenses.

Antsa R.

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