Fin de cavale pour le colonel Rakotomamonjy Patrick, interpellé en début de soirée d’hier au niveau du boulevard de Tokyo (By-pass), à hauteur d’Amoronakona. Selon des informations recueillies, il a été rapidement conduit à la caserne de la gendarmerie d’Ankadilàlana, où une enquête préliminaire aurait été ouverte par des éléments mixtes des forces de sécurité. À l’issue d’une audition, il aurait ensuite été placé sous mandat de dépôt dans une prison de haute sécurité durant la nuit. Le colonel Patrick Rakotomamonjy est connu pour ses prises de parole régulières sur les réseaux sociaux, où il dénonçait divers cas présumés de dérives et de corruption au sein de l’administration et de la haute sphère politique. Ancien directeur de la doléance auprès de la Présidence, il avait été limogé après quelques mois en poste. Par la suite, il s’est illustré par des “ampamoaka” relayés en ligne, parfois très critiques envers les autorités. Son arrestation intervient dans un climat marqué par une forte activité sur les réseaux sociaux et une sensibilité accrue autour des questions de gouvernance et de sécurité nationale. Un important dispositif de sécurité aurait été observé autour de certaines installations militaires, notamment à Ankadilàlana, dans les heures suivant son interpellation. À ce stade, aucune déclaration officielle détaillée n’a été publiée par les autorités concernant les circonstances exactes de l’interpellation ou les charges retenues. L’information reste largement relayée sur les réseaux sociaux, où elle a rapidement suscité de nombreuses réactions. Toujours dans ce chapitre des arrestations, deux membres de la GenZ arrêtés après la manifestation de samedi dernier, ont été relâchés hier par la brigade criminelle de la police. Il s’agit de Miora et de son mari. Le leader Herizo, quant à lui, continue d’être auditionné par la police criminelle.
D.R




