
Un café-histoire qui vaut le détour, samedi à partir de 10 h, au Musée de la Photographie à Anjohy : « Les sacrifices à Madagascar », avec François Noiret, jésuite, anthropologue, enseignant et docteur en études africaines, basé à Fianarantsoa. « La réalité sacrificielle est au cœur des religions, sans doute faut-il dire au cœur de toute humanité. Ayant découvert et vécu dès 1972 la pratique malgache des sacrifices, François Noiret, devenu anthropologue, a voulu comprendre et faire comprendre ce que sont les sacrifices pratiqués à Madagascar », annonce l’organisation. Dans le sacrifice du zébu, par exemple, la culture malgache est une combinaison de l’Asie du Sud-Est insulaire et de l’Afrique de l’Est. Chez les Nuer et les Dinka du Soudan du Sud, le bœuf est à la fois richesse, monnaie matrimoniale et victime sacrificielle. Chez les Toraja de Sulawesi, en Indonésie, les funérailles comprennent le sacrifice de nombreux buffles, dont le nombre marque le statut du défunt. Ces deux cultures ne font qu’un chez les Mahafaly, dans le sud de Madagascar. Les exemples sont nombreux. Les coutumes malgaches sacrifient aussi d’autres animaux, et pas seulement le zébu.
Recueillis par Maminirina Rado




